Négociations ingrédients laitiers: position d'Agropur

En marge de l’assemblée annuelle d’Agropur, le président Serge Riendeau et le vice-président principal, affaires institutionnelles et communications Dominique Benoit ont accordé une entrevue au Coopérateur pour parler notamment d’ingrédients laitiers. Voici la position de l’une des plus importantes entreprises laitières au Canada.

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Assemblée annuelle d'Agropur
de gauche à droite : Robert Coallier, chef de la direction; Serge Riendeau, président; Dominique Benoit, vice-président principal, affaires institutionnelles et communications

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Guylaine Gagnon

Directrice et rédactrice en chef du Coopérateur de 2006 à 2023

Embauchée en 1991 comme secrétaire-correctrice, Guylaine a gravi les échelons jusqu’à la fonction de rédactrice en chef du Coopérateur.

Écrit en collaboration avec Patrick Dupuis, agronome, rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur

Le gouvernement a un premier rôle à jouer pour contrôler les importations ou l’utilisation des ingrédients laitiers dans la fabrication fromagère ou de yogourt, précise M. Benoit.

Avec la récente déclaration du ministre Lawrence MacAulay [ministre fédéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire], nous sommes encouragés que de vraies normes fromagères seront établies et devront s’appliquer. Si cela se concrétise, nous, Agropur et l’industrie, devons mettre en place la mécanique d’une ou des classes de lait à prix concurrentiel, poursuit le vice-président principal.

Un prix qui permettra d’approvisionner le Canada avec des ingrédients qui entreront dans la fabrication de nos produits.

La perspective d’Agropur est donc de créer une ou des classes pour les ingrédients laitiers qui entrent dans la fabrication de fromages et yogourts.

Ces ingrédients remplaceraient ceux importés et bonifieraient le lait en surplus, vendu actuellement sous forme de poudre pour l’alimentation animale, et qui rapporte très peu aux producteurs.

Cette option doit être mise en place dans un contexte national où toutes les entreprises de transformation sont soumises aux mêmes règles et normes.

De plus, l’option doit limiter l’impact sur le prix moyen du lait payé aux producteurs.

« Ces changements que nous sommes en train de négocier sont probablement les plus gros changements que l’industrie a eu à faire au cours des 20 dernières années », concluent MM. Riendeau et Benoit.

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