Gaétan Desroches invité au Cercle canadien
Le lundi 23 septembre, Gaétan Desroches était invité à présenter La Coop fédérée et ses enjeux devant le Cercle canadien, un auditoire composé essentiellement de gens d’affaires.
Auteurs de contenu
L’industrie de l’agroalimentaire dans l’économie du Canada est importante, a-t-il précisé d’entrée de jeu. Elle génère 6,7 % du PIB canadien et 5 % de celui du Québec. La valeur totale des exportations agricoles et agroalimentaires mondiales est de 56 milliards $. Ce secteur représente plus de 500 000 emplois.
Cela dit, cette industrie fait face à de nombreux enjeux et défis : les questions environnementales, l’usage des pesticides, les habitudes alimentaires des gens et les accords commerciaux suscitent souvent des débats enflammés, a dit le chef de la direction.
Sans compter, poursuit-il, que le système agricole et agroalimentaire canadien est né et opère dans l’adversité. Il a mentionné le climat nordique; la superficie très étendue et les trois fuseaux horaires qui compliquent la logistique et augmentent les coûts d’exploitation, de transports et de distribution; la règlementation à plusieurs paliers (fédéral, provincial et municipal); et une population qui est neuf fois moindre que celle de nos voisins, les États-Unis.
Le contexte présidentiel américain qui joue la carte du nationalisme économique, ainsi que les mauvaises relations diplomatiques entre la Chine et le Canada sont deux autres éléments qui entraînent des impacts majeurs sur l’industrie agroalimentaire canadienne.
On ne peut parler d’enjeux dans le secteur agroalimentaire sans mentionner l’accord de libre-échange, en attente de ratification, entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Ottawa a accepté d’accorder aux producteurs américains un plus grand accès au marché canadien. « Combien de temps encore le Canada maintiendra son système de gestion de l’offre pour les produits laitiers, les œufs et la volaille? », a questionné le chef de la direction.
Les consommateurs qui veulent manger bio et des produits locaux sans pesticides, ni herbicides, quand leur première motivation demeure le prix. Comment répondre à ces besoins?
Sans contredit, pour faire face aux nombreux enjeux et défis, il faut innover et sortir des sentiers battus. « D’ailleurs, l’innovation fait partie de l’ADN de La Coop fédérée depuis près de 100 ans », a rappelé le chef de la direction, en ajoutant que le modèle d’affaires coopératif est sans contredit la réponse la plus pertinente à la pérennité de l’industrie agroalimentaire québécoise et canadienne.