L’intelligence du terrain, ça se cultive à plusieurs
Chronique de Renaud Péloquin qui démontre l’impact des laboratoires vivants d’AAC et des cohortes du MAPAQ.
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L’autre jour, j’accueillais une petite équipe pour la préparation de la journée d’été des Laboratoires vivants – Racines d’avenir. Eh oui, notez-le à votre agenda : le 2 septembre, nous vous accueillons dans notre ferme pour des démonstrations aux champs et des conférences sur tout ce qui entoure la recherche en santé des sols et en biodiversité.
En préparant cette journée, j’ai réalisé à quel point nous avons de la chance de travailler aux côtés de chercheurs, d’agronomes, de techniciens agricoles et d’agriculteurs animés par la même soif d’apprendre et de faire avancer les pratiques.
Les laboratoires vivants comme le programme Racines d’avenir d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), ainsi que les cohortes régionales du MAPAQ, représentent, selon moi, ce que ces deux ministères ont offert de mieux depuis un bon moment.
Malheureusement, l’un de ces deux programmes sera plus difficile à maintenir en raison des coupes à Agriculture Canada. Je vous invite à lire les nombreux articles qui détaillent bien la situation, c’est important d’en être conscient.
Pour ma part, je suis devenu un fervent adepte de ce principe de collaboration. Comme dit le proverbe : deux têtes valent mieux qu’une et, selon moi, dix têtes qui analysent un trou de profil de sol, c’est encore mieux. Ce que j’observe, c’est que beaucoup de producteurs avancent tellement plus vite quand ils travaillent ensemble. Entre producteurs, on se convainc plus facilement. On arrive à échanger sur nos essais, nos réussites et surtout nos erreurs. Ce sont d’ailleurs de ces dernières qu’on apprend le plus. Pas besoin de grands discours : quand un producteur de la région te dit qu’une façon de faire a fonctionné chez lui, ça résonne beaucoup plus fort.
Le défi, c’est qu’on a besoin d’une structure pour se rencontrer régulièrement. Il faut aussi avoir accès à des gens d’expérience qui peuvent nous éclairer sur des sujets qu’on n’a pas toujours le temps de creuser seuls. C’est exactement ce que les laboratoires et les cohortes nous apportent : un cadre, des ressources et une gang qui se comprend.
J’ai dû me limiter à trois cohortes, blé d’automne, parcelles d’azote et santé des sols, en plus du Laboratoire vivant. Mais chaque regroupement apporte quelque chose de nouveau : de nouveaux visages, des lieux différents, des idées qu’on n’aurait pas eues chacun dans notre coin. J’ai enfin trouvé un espace d’apprentissage qui me ressemble vraiment. On y travaille avec des données concrètes qui viennent de nos champs, de notre coin de pays, pas de la théorie importée d’ailleurs.
C’est ça qui me tient. Cette proximité entre la recherche et la réalité du terrain. Et si vous avez la chance de participer à une cohorte ou à un laboratoire vivant près de chez vous, je vous encourage vraiment à sauter dans l’aventure. Ils sont la preuve que l’intelligence du terrain, ça se sème et ça se récolte ensemble.
Participer à la journée terrain de la Ferme de Ste-Victoire Le 2 septembre, rendez-vous à la ferme de Renaud Péloquin pour découvrir les résultats du Laboratoires vivants – Racines d’avenir et voir concrètement les pratiques testées à la ferme. Une journée d'échanges entre producteurs, chercheurs et partenaires. Mercredi 2 septembre 2026, de 9h à 16h |
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Cette chronique est parue dans le Coopérateur de juillet-août 2026.