Un robot repousse-fourrage pour la paix d’esprit
À la Ferme des P’tits Bateaux, Guillaume Hinse, BMR/VIVACO et un robot repousse-fourrage de CRD s’unissent pour soigner les vaches.
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À la Ferme des P’tits Bateaux, un trio s’unit pour soigner les vaches. Le robot repousse-fourrage de CRD et Mario Michaud de BMR/VIVACO soutiennent Guillaume Hinse à distance et aussi directement dans l’étable.
En 2024, Guillaume acquiert le quota d’une autre ferme et loue l’étable où la cinquantaine de vaches en lactation sont logées. Unique propriétaire, il doit maintenant s’occuper de trois sites (deux pour la traite et un pour les taures), il embauche donc un travailleur étranger temporaire pour l’aider. Or, malheur, après un mois, l’employé disparaît de la ferme pour retourner dans son pays, en plein durant les semis.
« Je tirais alors les vaches seul, matin et soir, aux deux places. Ça n’avait plus de sens », raconte Guillaume. Après quelques mois à un rythme effréné, il ne dort plus et n’en peut plus. Il se tourne donc vers la traite robotisée et son meilleur compagnon : le robot repousse-fourrage.
« Mes conseillers chez VIVACO, Marc Charpentier et René Boisvert, m’avaient dit qu’en robotique, la nuit, c’est très important que les aliments soient accessibles pour que les vaches se lèvent et se fassent traire. Comme le robot passe toutes les deux heures, il décolle à minuit et à 2 h, il incite les vaches à manger. Ça aide à faire augmenter la production de lait. »
Mario, son représentant BMR/VIVACO, lui parle alors d’une présentation d’un robot à fourrage de CRD organisée dans une ferme voisine. Guillaume s’y rend et constate l’efficacité de la machine. Un bref temps de magasinage plus tard, il est convaincu.
Un service cinq étoiles pour le robot
L’absence de chemin déjà tracé est un gros avantage aux dires du producteur, qui y voit une bonne manière d’ajuster facilement les passages selon les besoins.
« Le robot est avant-gardiste, affirme Guillaume. Il n’y a pas de plaques dans le ciment. Il n’a pas de “route”. Les passages sont faits toutes les deux heures et le robot se rapproche de plus en plus des vaches au fur et à mesure que la quantité d’aliments diminue. Et le jour où tu choisis de changer les séquences, tu peux refaire la programmation en quelques minutes. »
Si c’est Agrizone qui prend les mesures pour faire le schéma de l’étable, c’est CRD, en France, qui assure le service à la clientèle au quotidien à la suite de l’achat. « Les deux fois que le robot s’est “perdu”, le responsable de la marque pour le Canada m’a appelé dans les 15 minutes », souligne le producteur, comblé par le soutien offert.
Et tous les suivis peuvent se faire à distance. « C’est le fun au boutte. J’ai des caméras. Depuis la maison, à dix minutes d’ici, je peux faire redécoller le robot si je vois quelque chose. Quand je l’ai choisi, c’était un gros point positif. »
Du magasin à la livraison sur demande
Parlant de distance, c’est aussi le service de livraison et de commandes offert par Mario qui soutient Guillaume dans ses achats de quincaillerie.
À la suite de la fermeture de la succursale de Tingwick en novembre 2022, BMR/VIVACO a lancé un projet pilote de conseiller sur la route Agrizone | BMR. L’excellent service de Mario permet de conserver le contact et le réseautage avec les producteurs.
« C’est grâce à Mario que je continue de faire affaire avec BMR/VIVACO, affirme Guillaume. Il est dans la famille! Pareil pour les autres agriculteurs autour; ça fait tellement longtemps qu’ils le connaissent. Et Mario est quand même d’adon. Normalement, tu l’appelles et c’est rare qu’il dise non. Il s’arrange. »
« Je tricote, je n’ai pas le choix, renchérit le représentant BMR/VIVACO, même si je dois adapter mon itinéraire, parce que sinon, les membres vont aller ailleurs. Il y a toujours moyen de s’arranger. »
S’il convient que la situation est moins idéale pour les achats urgents et spontanés, Guillaume voit tout de même de gros avantages à la livraison.
« Ça peut faire gagner du temps parce que je n’ai pas à prendre mon auto, à descendre en ville, à peut-être ne pas trouver ce que je cherche, pour ensuite revenir à la ferme les mains vides. Et le lendemain, il faudrait y retourner, explique le producteur. Avec la livraison, si ce n’est pas en stock dans le camion, ça arrive le lendemain, livré. Ça aide gros! »
Bref, le rythme de travail a donc repris en tranquillité pour Guillaume, qui a aussi depuis accueilli un nouveau travailleur guatémaltèque pour l’épauler dans ses différentes tâches. « Osbeli Otoniel Bartelom, c’est une perle! » affirme-t-il. À la livraison et à l’étable, c’est donc peut-être un producteur, mais toute une équipe qui crée la paix d’esprit.
Cet article est paru dans le Coopérateur de mai-juin 2026.