Le point sur la santé mentale
Selon l’Organisation mondiale de la santé, une bonne santé mentale est « un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté ». Mais il arrive que la santé mentale flanche. Comment faire pour la retrouver et la garder intacte?
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Pour Pierrette Desrosiers, psychologue du travail, « une bonne santé mentale, c’est aussi d’être disposé à apprécier ce que vous avez et à trouver l’harmonie dans votre vie, même si elle n’est pas parfaite ». Tout comme une bonne santé physique n’est pas juste l’absence de maladie, une bonne santé mentale est plus que l’absence de problèmes, ajoute-t-elle.
Les signaux d’une santé mentale en déclin
Bien que le déclin de la santé mentale s’exprime différemment pour chaque personne, il y a quelques signaux qui, rassemblés, témoignent d’une santé mentale chancelante, selon la psychologue. En voici quelques-uns.
- Signaux physiques : migraines, insomnie, brûlures d’estomac, indigestions, raideurs, fatigue chronique, maux de dos ou de ventre, diarrhées, etc.
- Signaux comportementaux : fumer davantage, consommer plus d’alcool ou de drogue, être agressif ou irritable, ressentir une baisse ou une augmentation de la libido, perdre ou prendre du poids, faire des achats compulsifs, se suractiver dans le travail (ce comportement est fréquent chez les producteurs agricoles).
- Signaux émotionnels : pleurs, nervosité, ennui, détresse, fatigue mentale, colère, haine, insatisfaction.
- Signaux cognitifs : manque de concentration, difficulté à prendre des décisions, perte de mémoire, hypersensibilité à la critique, perte du sens de l’humour.
Ces signaux s’installent graduellement et parfois insidieusement. Il devient même difficile pour une personne de savoir ce qui a déclenché la dégradation de son état mental. « Ce sont très souvent les gens de l’entourage qui remarquent les changements », affirme Pierrette Desrosiers.
Que faire si j’ai plusieurs signaux?
Voici quelques conseils de la psychologue à l’intention de ceux qui présentent plusieurs signaux.
- Reconnaissez que vous ressentez un certain déclin de votre humeur.
- Prenez rendez-vous avec votre médecin pour vous assurer que le problème n’est pas physique.
- Cherchez de l’aide dans votre entourage : conjoint ou conjointe, associés, voisins – des gens de confiance avec qui vous pouvez parler de votre situation, afin de trouver des solutions pour alléger ce qui vous semble trop lourd à porter.
- Si le problème persiste, cherchez de l’aide extérieure auprès d’un intervenant d’une ligne d’écoute ou du CLSC, d’un psychologue ou d’un autre professionnel de la santé mentale, qui vous aidera à mieux comprendre votre situation et à trouver des solutions.
L’importance de maintenir une bonne hygiène de vie
- Bien dormir : une bonne nuit doit compter de sept à huit heures de sommeil.
- S’alimenter de façon équilibrée : manger sainement et ne pas sauter de repas.
- Pratiquer quelques activités physiques : pas nécessaire de courir des marathons, mais il faut avoir quelques activités qui permettent de bouger et de se détendre.
- Entretenir ses relations sociales : avoir des relations significatives et s’y investir.
- Adopter des méthodes de détente : respirations profondes ou méditation. On peut trouver sur le Web plusieurs exercices qui permettent de calmer l’activité du cerveau et aident à mieux réfléchir.
- Savoir se ressourcer : se ressourcer signifie « revenir à ses sources pour retrouver une force morale ». Or, les producteurs agricoles sont souvent surinvestis dans leur travail et ils ne décrochent pas facilement. Il est donc bon de trouver l’activité qui vous permettra de vous détendre. Elle peut être très simple : organiser un souper avec des amis, assister à un spectacle d’humour, faire une pause quotidienne de 10 à 15 minutes avec son conjoint ou sa conjointe. L’idée est de réserver de petits moments significatifs qui auront comme bienfait de vous faire oublier vos préoccupations pendant une période de temps.
Lire l'article complet dans l'édition d’avril 2020 du Coopérateur.