Les fertilisants foliaires Folium3, une gamme efficace

La gamme Folium3 favorise l’absorption des molécules par la plante pour une réponse agronomique exceptionnelle.

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Article technique
Production et rendement
Cultures avec Folium3

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Stéphane Perreault

Stéphane Perreault

Conseiller agronomique chez Sollio Agriculture

Stéphane est diplômé en agronomie.

Présenté par Sollio Agriculture

Fenêtres météorologiques courtes, stress environnementaux, carences ponctuelles : la fertilisation foliaire peut devenir un outil de précision… à condition que la goutte de fertilisant adhère à la plante, qu’il la pénètre et se déplace dans la plante. Développée et produite au Québec, la gamme Folium3 se démarque des autres produits sur le marché par la qualité de sa formulation.

Pourquoi l’absorption foliaire n’est pas chose facile

Appliquer un engrais sur le feuillage ne signifie pas que la plante va pouvoir l’utiliser. Pour qu’un élément nutritif traverse la cuticule et entre dans les tissus, sa forme chimique compte énormément. Grosso modo : certaines molécules sont chargées positivement (cations), d’autres négativement (anions), et d’autres sont neutres. Or, les charges électriques peuvent créer des phénomènes d’attraction… ou de répulsion, ce qui influence le passage à travers le feuillage.

La formulation foliaire de Folium3 vise à limiter les entraves à l’absorption et à favoriser le passage plus fluide à travers la feuille pour que l’application se traduise en effet agronomique.

Les acides aminés : des molécules passe-partout pour certains nutriments

Un des leviers mis de l’avant dans Folium3 est l’utilisation d’acides aminés comme agent chélatant. Concrètement, ils peuvent se lier à certains nutriments chargés positivement comme le zinc (Zn) et le manganèse (Mn) et aider à neutraliser leur charge. Le faible poids moléculaire des acides aminés joue aussi un rôle clé dans la mobilité des nutriments : ils s’infiltrent plus facilement dans les tissus végétaux. L’objectif est simple : faciliter l’absorption foliaire et obtenir une réponse de la plante.

Comme il s’agit de molécules organiques naturellement présentes, les acides aminés agissent aussi comme biostimulant en servant de brique de base (comme une brique LEGO) pour la formation de protéines une fois dans la plante.

L’adjuvant intégré : quand la formulation aide le fertilisant à travailler

En fertilisation foliaire, la qualité de l’application est aussi importante que la recette. La gamme Folium3 contient un adjuvant spécialement développé pour ces engrais foliaires. Son rôle : améliorer la couverture sur le feuillage afin d’augmenter l’absorption. La goutte pulvérisée sur le feuillage s’étale et y adhère mieux, ce qui favorise un meilleur contact entre la feuille et les nutriments apportés.

Biostimulants, la nature au service de nos cultures

Au-delà des engrais, Folium3 intègre aussi des biostimulants. L’idée est d’ajouter des composés qui soutiennent les fonctions naturelles de la plante. D’un côté, on retrouve des extraits d’algues qui agissent comme promoteurs de croissance, car ils contiennent notamment des hormones, des bétaïnes et des éliciteurs. Ces composés, originaires du Québec, sont associés à une meilleure résistance aux stress environnementaux (stress abiotique) et à une stimulation du développement racinaire.

D’un autre côté, on retrouve des acides organiques naturels extraits de plantes, associés à une meilleure absorption des nutriments et à une meilleure translocation à l’intérieur de la plante. Autrement dit, on cherche à faciliter non seulement l’entrée des nutriments dans la feuille, mais aussi leur transport vers les parties qui en ont le plus besoin au moment de l’application.

Compatibilité en cuve : un point à ne pas négliger

Même le meilleur produit peut décevoir si le mélange en cuve est erroné. Rappelons que certains mélanges sont incompatibles. Tout d’abord, le calcium ne se mélange pas avec le phosphore. Ceci crée des dépôts de phosphate de calcium. Le calcium ne se mélange pas non plus avec des sulfates, car il se formerait alors du sulfate de calcium, plus connu sous le nom de gypse. Ces deux mélanges vont obstruer les filtres d’un pulvérisateur.

Dans le doute, avant de faire un mélange, on peut tester la compatibilité dans un seau d’eau. C’est beaucoup moins long à faire que de nettoyer un pulvérisateur encrassé.

Parlant d’eau, il est toujours préférable de ne pas mélanger les produits purs. Les mélanges se font beaucoup mieux dans l’eau du pulvérisateur.

Folium3, une valeur sûre

En conclusion, l’intérêt de Folium3 tient dans la qualité de sa formulation. Elle permet à la goutte de fertilisant foliaire de bien couvrir la feuille, d’être absorbée rapidement dans les tissus foliaires et, finalement, elle favorise les déplacements dans la plante des nutriments et des biostimulants. On encourage alors la culture à exprimer son plein potentiel.

Quelques conseils d’applications

  • Évitez d’appliquer le fertilisant en période de forte chaleur ou quand la culture est déjà sous stress sévère. Privilégiez les périodes plus fraîches (le matin et la fin de la journée) lorsque possible.
  • Assurez-vous de couvrir le maximum de feuillage. Ajuster la quantité d’eau à l’hectare si nécessaire.
  • Faites toujours un test de compatibilité (test en chaudière) en cas de doute avant d’aller de l’avant avec un nouveau mélange dans le pulvérisateur.
  • Évitez de combiner des fongicides à base de cuivre avec des produits acides, car il y a risque de phytotoxicité.

Cet article est paru dans le Coopérateur de juillet-août 2026.

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