De passeurs en repreneurs, la recette du bonheur

Retour en arrière : si la coexploitation existe depuis les débuts de la colonie, encore en 1971, 95 % des fermes étaient de nature individuelle. Dans les années 1980 est apparue une expression pour qualifier les transferts entre un seul actionnaire et plusieurs membres de la famille, les « fermes de groupe ». C’était l’avènement de la copropriété. Mais encore là, très souvent, la « Ferme XY et Fils » se transférait du père au fils lors d’une transaction « en bloc » chez le notaire… et puis s’en va!

En 1996, la ferme individuelle ne composait plus que 55 % des formes juridiques rencontrées – c’était même seulement 42 % chez les fermes laitières! Aujourd’hui, difficile d’imaginer des entreprises à propriétaire unique : il y a tant à maîtriser sur une exploitation que l’union fait la force!

Les modèles de démarrage et de transfert sont nombreux et le Prix relève Sollio, depuis bientôt 25 ans, a permis de les expliquer et de les populariser. Cette année, cinq fermes se glissent dans les finalistes du concours : une ferme horticole qui a fait de la laitue sa marque de commerce, une ferme d’élevage de veaux de grains et de cultures commerciales axée sur l’agroenvironnement, une ferme ovocole qui ne cesse d’innover pour gagner en rentabilité, une ferme laitière robotisée par les cédants avant l’arrivée du succédant et une ferme laitière axée sur la génétique et l’amélioration continue. Voyez, il existe autant de modèles qu’il existe de fermes. Mais des ingrédients perdurent dans la recette du bonheur en agriculture : celui de vouloir se réaliser pour les repreneurs, celui d’assurer la pérennité des exploitations pour les passeurs.

À la bonne heure!

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Gagnants et prochaine édition