Ferme Maxilaix est sur son X

Reportage à la Ferme Maxilaix, demi-finaliste du Prix relève Sollio dans la catégorie Transfert et membre de Novago Coopérative.  

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Reportage de ferme
Relève
Alexandre Fafard, Julie Massicotte et Michel, père d’Alexandre
Des gens heureux qui se réalisent dans leur choix de carrière ou leur retraite : Alexandre Fafard et sa conjointe Julie Massicotte ont pris la relève de Michel, père d’Alex.

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Étienne Gosselin

Agronome et rédacteur

Étienne est détenteur d’une maîtrise en économie rurale et œuvre comme pigiste en communications. Il cultive commercialement le raisin de table à Stanbridge East dans les Cantons-de-l’Est.

C’est une histoire de persévérance que celle de Maxilaix, où chaque individu a trouvé sa place pour se réaliser pleinement en production laitière.

Le transfert de la Ferme Maxilaix, c’est celle d’un duo qui transfère à un duo, qui transfère à un solo qui s’avère finalement être un duo. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits – mais heureusement qu’ils se retrouvent tous à la traite pour un bon bol de lait!

En 1975, Fernand Fafard et Marguerite Urbain achètent une ferme laitière à Saint-Norbert. Elle est exploitée par le couple et par leur fils Michel, qui prend la tête de la ferme en 1990 avec sa conjointe Céline Rondeau. S’ensuit une période où les deux fils du couple, intéressés par la chose agricole, grandissent et étudient l’agriculture.

Maxime, le frère d’Alexandre, est surtout intéressé par les champs. Après deux diplômes en production laitière et en mécanique agricole, il choisit finalement un poste chez un concessionnaire de machineries.

L’année 2015, un tournant

Alexandre et sa conjointe Julie Massicotte, qui se sont tous les deux rencontrés lors de leurs études collégiales, prennent officiellement leur place dans un plan de transfert échelonné sur cinq ans. C’est le moment idéal pour moderniser l’étable à carcans pour une nouvelle vacherie de 40 places bien éclairée et ventilée. Quatre ans plus tard, on reloge les vaches taries dans un dôme extérieur. On acquiert aussi des équipements qui font gagner du temps et stimulent la productivité comme un robot d’affouragement. Résultat : un kilo quotidien de lait par vache de plus!

En même temps qu’évoluent les installations, la gestion prend le même chemin sous l’effet de difficultés financières. On recourt à des spécialistes en gestion. On passe au numérique pour la comptabilité et les registres. On calcule aussi les coûts : quand des équipements de fenaison brisent en 2017, on décide de recourir aux travaux à forfait, une décision économiquement et logistiquement logique, mais qui doit faire son chemin dans les esprits. On laisse aussi la fourragère dans la remise pour faire appel au voisin pour un ensilage de maïs mieux produit, mieux fermenté, de meilleure qualité pour produire plus de lait. « Notre seule ligne directrice, dit Julie, c’est qu’il faut que ça fonctionne! »

Bonnes performances laitières

Pour apprécier les performances de Maxilaix, il faut jeter un oeil à leur Lactascan : une marge sur alimentation parmi les meilleures au Québec et un combiné gras-protéine supérieur à la moyenne des troupeaux inscrits. Avec trois races laitières, la ferme remplit un quota de 66 kg et cultive 60 hectares de luzerne, maïs fourrager et soya. La santé des sols importe : l’an dernier, on a testé le semis par drone de radis fourrager.

Alex et Julie forment aujourd’hui un couple uni ayant survécu à une décennie de chaise haute dans la cuisine! Leurs quatre enfants ont aujourd’hui entre 11 et 17 ans. Michel reste le blagueur en chef. « Savez-vous pourquoi les vaches ferment les yeux quand on les trait? Pour faire du lait concentré »! C’est aussi le commissionnaire attentionné – pour la visite des juges du Prix relève Sollio, il a apporté des beignes en forme de roues de tracteur, clin d’œil à Alexandre dont le premier mot fut « tracteur ».

Lisez le profil des quatre demi-finalistes

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