Secteur bioalimentaire : une seule voix pour nourrir l’avenir

Plusieurs grands acteurs du milieu bioalimentaire demandent au prochain gouvernement québécois un appui à la hauteur de l’importance économique et stratégique de leur secteur.

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Nouvelle
Politique
Michel Rochette, Pierre-Alexandre Blouin, Sylvie Cloutier, David Mercier, Martin Caron et Sébastien Lacroix
Michel Rochette, président Québec du Conseil canadien du commerce de détail; Pierre-Alexandre Blouin, président-directeur général de l’Association des détaillants en alimentation du Québec; Sylvie Cloutier, présidente-directrice générale du Conseil de la transformation alimentaire du Québec; David Mercier, vice-président du conseil d’administration de Sollio Groupe Coopératif; Martin Caron, président général de l’Union des producteurs agricoles; et Sébastien Lacroix, président-directeur général de l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière.

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La rédaction

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L’Union des producteurs agricoles (UPA), le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ), l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC), Sollio Groupe Coopératif (SGC), l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADAQ) et le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) ont demandé, le 26 août 2026, au prochain gouvernement québécois un appui à la hauteur de l’importance économique et stratégique du secteur bioalimentaire québécois.

Plus qu’un simple secteur économique, la filière bioalimentaire constitue un actif stratégique pour le Québec, selon les intervenants. Présente dans toutes les régions, elle crée une richesse durable qui profite directement aux communautés locales, soutient le développement dynamique du territoire et contribue à la résilience économique de la province.

Le prochain gouvernement québécois doit donc donner au secteur bioalimentaire les moyens de ses ambitions ainsi qu’un environnement d’affaires favorable à sa croissance, à son innovation et à sa prospérité, ajoutent-ils.

Rappelons que ce secteur est la pierre angulaire de l’autonomie et de l’offre alimentaire du Québec. Il compte plus de 81 000 entreprises et soutient quelque 528 000 emplois dans toutes les régions de la province. Son PIB réel était de 30,5 G$ en 2025 (6,8 % du PIB québécois), en plus d’investir 3,8 G$ dans l’économie.

Les entreprises du secteur sont toutefois confrontées à des défis importants, tels qu’un environnement commercial de plus en plus volatil (comme le démontre le conflit tarifaire avec les États-Unis), une lourdeur administrative et réglementaire qui tarde à s’estomper, des coûts de production et d’exploitation en hausse constante et une pénurie de main-d’oeuvre persistante.

« L’agroalimentaire québécois est un vecteur de prospérité : il nourrit nos familles, fait vivre nos régions et génère d’importantes retombées, affirme David Mercier, producteur agricole et vice-président du conseil d’administration de Sollio Groupe Coopératif. Les producteurs agricoles et les transformateurs doivent pouvoir compter sur l’appui des gouvernements afin de s’adapter à leur environnement d’affaires changeant sans nuire à leur compétitivité. »

Les consommateurs québécois, de leur côté, exigent des produits de qualité à prix toujours plus compétitif. Cette demande est tout à fait légitime et l’industrie est fière d’y répondre toute l’année durant. À témoin, le Canada fait partie des 10 pays dans le monde où la part des dépenses alimentaires dans le revenu disponible des ménages est la moins élevée, selon le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA). La tâche s’avère toutefois de plus en plus difficile.

Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les changements climatiques, la sécurité alimentaire doit désormais être considérée avec le même sérieux que d’autres enjeux stratégiques fondamentaux, en lien notamment avec la sécurité nationale. Les tensions commerciales avec nos voisins du Sud, ces deux dernières années, accentuent grandement cette nécessité. Le Québec dispose d’un potentiel exceptionnel pour accroître son autonomie alimentaire et sa prospérité collective, à condition de faire de la filière bioalimentaire une véritable priorité gouvernementale.

Les entreprises du secteur se distinguent déjà sur tous les marchés (locaux, nationaux et internationaux). Une volonté politique inébranlable est requise pour qu’elles atteignent leur plein potentiel. Ce nouvel élan budgétaire, administratif et réglementaire doit débuter dès le lendemain du scrutin.

Cet texte est tiré d'un communiqué émis par l'UPA

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