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Affaires agricoles

Les Élevages Soden inc. gagnent le Prix de reconnaissance de la filière porcine 2018

Photo : Denis Richard et Sophie Bédard, propriétaires des Élevages Soden inc., en compagnie du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne.

Le 12 décembre dernier, les organisateurs du Porc Show ont décerné le Prix de reconnaissance de la filière porcine 2018, dans la catégorie Éleveur, à l’entreprise Les Élevages Soden inc., propriété de Denis Richard et Sophie Bédard.

Ce prix souligne les qualités de gestion, de réalisation et de dépassement d'un acteur (personne ou entreprise) œuvrant et s’étant le mieux illustré dans la production porcine québécoise.

La personne ou l'entreprise récipiendaire démontre des aptitudes de leader en affaires. Cet acteur du secteur sait reconnaître et saisir les occasions d’affaires, de même qu’anticiper et répondre aux besoins des consommateurs et de ses partenaires de la filière. Il est également proactif et se démarque par ses décisions qui entraînent des retombées positives pour l'entreprise, mais aussi, pour tout le secteur porcin.

Construction, rénovation : les bons choix pour votre entreprise

L’agronome Jean Tanguay, coordonnateur en évaluation économique (production porcine) chez Olymel, a présenté, dans le cadre du Porc Show, une conférence dans l’atelier Gestion d’entreprise. Construction, rénovation : faire les bons choix pour l’avenir de votre entreprise.

Les raisons pour construire (comprendre agrandir) ou rénover sont multiples, a lancé d’entrée de jeu le spécialiste. Pensons notamment à la mise à jour technologique, à la mise aux normes du bien-être animal, à l’intégration de la relève ou à l’expansion de l’entreprise.

Peu importe la raison, il importe de considérer les éléments suivants : la santé, la main-d’œuvre, la disponibilité des terres et les réglementations en vigueur.

En matière de santé, il faut bien évidemment tenir compte de la zone de concentration porcine de la région où l’on se trouve et du voisinage immédiat d’autres entreprises. Il faut apporter une attention toute particulière aux maternités qui, dit-il, ne se gèrent pas en tout plein tout vide.

La main-d’œuvre est un facteur clé. Les entreprises grossissent et il est donc nécessaire de s’entourer d’une bonne équipe pour en gérer tous les aspects, et ce, tout en assurant à chacun une meilleure qualité de vie.

Selon Jean Tanguay, il faut compter approximativement 3 UTP pour gérer 850 truies (maternité), 400 truies (naisseur-finisseur), 10 000 places (pouponnière) ou 10 000 places (engraissement). Un même groupe de travailleurs peut s’affairer sur plusieurs sites si ces derniers se trouvent dans un rayon rapproché.

À quoi bon penser produire davantage si on ne peut épandre le surplus de lisier produit? Il importe donc de s’assurer de la disponibilité des terres d’épandage à long terme, fait savoir le spécialiste. L’achat de terre peut être un bon investissement, mais il faut prendre en compte qu’il diminuera la liquidité et la capacité d’investissement pour le projet.

En matière de planification, le spécialiste d’Olymel recommande de chiffrer plusieurs scénarios, même les plus improbables et, surtout, tout en respectant son budget, de ne pas économiser sur ce qui affecte la productivité : trémies, systèmes de contrôle, confort et bien-être des animaux.

Enfin, s’ils ne sont pas bien pris en considération, la réglementation en vigueur et l’acceptabilité sociale peuvent rapidement mettre un terme à vos projets. Assurez-vous d’en vérifier la validité environnementale et de conformité. L’agrandissement d’un site est souvent mieux perçu en matière d’acceptabilité sociale que la construction d’un nouveau site de production, fait savoir l’agronome. Dans tous les cas, il faut agir en bon citoyen corporatif, respecter ses engagements et faire preuve de transparence.

Meilleure surveillance de la santé porcine

Enfin, le gouvernement du Canada a profité de l’événement qui a rassemblé plus de 1100 participants pour annoncer un investissement de plus de 1,5 million $ afin d’appuyer la santé des animaux et la surveillance des maladies dans l’industrie porcine.

Le gouvernement versera cette somme au Conseil canadien du porc (CCP) de façon à ce qu’il adopte un système de détection des virus qui favorisera la santé des animaux.

Ce système de détection financé par le programme Agri-assurance du Partenariat canadien pour l’agriculture permettra au CCP de fournir des renseignements uniformes sur l’état de santé du cheptel de porcs du Canada, de repérer les signes précoces de maladie et d’identifier rapidement les maladies nouvelles et émergentes dans l’industrie porcine avant qu’elles ne se propagent.

Cette contribution s’ajoute à celle de plus de 94 000 $ qui a été versée à l’Université de Montréal pour la mise au point d’un outil perfectionné de surveillance des maladies qui donnera la possibilité de détecter plus rapidement les menaces au Canada. Le gouvernement s'est dit déterminé à protéger les ressources agricoles canadiennes contre les maladies animales comme la peste porcine africaine.

L’industrie porcine canadienne, qui compte plus de 8 000 exploitations d'élevage, est un moteur important de l’économie au pays. Elle a généré des recettes de 4,5 milliards $ et exporté des produits du porc pour une valeur de 4 milliards $.

Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

patrick.dupuis@lacoop.coop

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop