Sommet sur l'alimentation, rencontre préparatoire

par Guylaine Gagnon

La première des trois rencontres d’échanges et de discussions qui mèneront à un Sommet sur l’alimentation, à l’automne 2017, et à la création d’une politique bioalimentaire, au printemps 2018, ont débuté le vendredi 21 octobre en présence du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), Pierre Paradis.

Cette première rencontre avait pour thème À l’écoute des consommateurs d’aujourd’hui et de demain. Bien que la parole était donnée aux consommateurs, plusieurs représentants de l’industrie, de la terre à la fourchette, étaient présents, dont La Coop fédérée et les gens d’Olymel.

La première partie de la journée consistait en des présentations d’experts, notamment les résultats d’un sondage réalisé par Léger Marketing qui montraient les demandes et attentes des consommateurs québécois. Ainsi, le prix des aliments, l’hygiène des établissements alimentaires, les maladies d’origine alimentaire et les résidus de pesticides dans les aliments font partie des préoccupations élevées des consommateurs.

Ricardo Larrivée, le conférencier représentant les consommateurs dans cette démarche du MAPAQ, a relevé quelques éléments d’importance pour lui : l’éducation culinaire dès le primaire; l’étiquetage approprié y compris l’identification des aliments produits au Québec, et la réciprocité des normes, c'est-à-dire que les produits importés soient assujettis aux mêmes exigences réglementaires que ceux produits ici.

Trois autres experts ont partagé leurs savoirs en matière de préoccupations et de santé des consommateurs, dont JoAnne Labrecque, professeure de marketing à HEC Montréal; Hélène Laurendeau, nutritionniste et animatrice; et Hugo A. Monoz Urena, professeur à l’Université du Costa Rica.

Ont suivi des ateliers à thèmes et une table ronde regroupant des représentants d’organisations de consommateurs et de santé qui ont fait valoir, à leur tour, leurs préoccupations.

Après tous ces échanges, le ministre a retenu deux thèmes qui, selon lui, ont émergé : l’éducation et l’information. Le ministre dit qu’il n’attendra pas la fin des rencontres pour mettre en place un outil d’information simple, clair et juste, un genre de Wikipédia de l’alimentation. Une proposition faite par Ricardo.

Il s’est aussi engagé à déposer une législation sur l’étiquetage des OGM, qui sera fortement tirée de celle mise en place au Vermont.

La prochaine rencontre aura lieu en février et sera axée sur l’industrie alimentaire. La Coop fédérée y sera.

Portrait de Guylaine Gagnon

QUI EST GUYLAINE GAGNON
Guylaine a grandi sur une ferme dans la région de Lanaudière. Intéressée par l’écriture, elle ne croyait pas qu’un jour elle combinerait son métier à celui de ses parents. Embauchée en 1991 comme secrétaire-correctrice, Guylaine a depuis gravi les échelons jusqu’à la fonction de rédactrice en chef du Coopérateur.

guylaine.gagnon@lacoop.coop

 

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