Produire au Pérou ou au Québec: défis semblables

par Guylaine Gagnon

Photo : Pablo Juarez, membre de l’équipe du projet PRODIVCOM, initiative menée par SOCODEVI au Pérou, et Julio Santos, producteur de quinoa à Sartimbamba.

Au Pérou, trois associations de producteurs ont converti leur organisation en coopérative. Ils sont pour la plupart des producteurs de quinoa, de fruits, de légumes, de maïs et de cuys (race de cochon d’Inde prisée pour sa viande).

SOCODEVI, organisation spécialisée dans le développement international dont La Coop fédérée et d’autres coopératives du réseau sont membres, les soutient dans cette transformation.

Le Coopérateur a été invité à y faire une mission d’appui-conseil en communication.

Les trois coopératives misent sur une certification biologique pour plusieurs de leurs produits, dont celui du quinoa, pour être plus compétitives sur les marchés. La Bolivie étant déjà très présente avec un quinoa certifié sur plusieurs marchés internationaux.

La coopérative CEPROVASC, située près de la côte du Pacifique, est présidée par une femme. En raison du climat côtier, elle est plus active dans la production de fruits (fruits de la passion, ananas, avocat) et sa proximité des marchés facilite la commercialisation de ses produits.

De bons défis attendent les trois coopératives. Elles doivent notamment s’approprier le fonctionnement d’une organisation coopérative; croire en cette nouvelle entité; et prendre les moyens pour fournir des produits de qualité pour en tirer le meilleur prix.

Les fermes péruviennes sont de petite envergure et les technologies ne sont pas très présentes. Des entreprises privées, déjà en place, font de la désinformation pour décourager les producteurs à se former en coopérative.

Aussi, tous les membres ne sont pas totalement convaincus de leur nouvelle organisation, certains ayant connu de mauvaises expériences dans le passé. Des producteurs l’ont exprimé à la coopérative de Sartimbamba. Tandis que d’autres producteurs étaient ardemment convaincus. Le maire de cette ville soutient la mise en place de la coopérative, et pour les aider, il compte payer une partie des coûts de la certification du quinoa.

SOCODEVI travaille parallèlement à renforcer la gouvernance dans les organisations qu’elle appuie et à y établir l’égalité homme femme. Par exemple, à Huamachuco, l’élevage de cuys est assumé en majorité par des femmes (elles sont 230 sur 570 membres de la coopérative) et 80 % d’entre elles n’ont aucune scolarité.

Dans tous ses projets, l’ONG québécoise fait aussi la promotion de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Plus de détail dans un article qui paraîtra dans le Coopérateur, édition de juillet-août. 

Portrait de Guylaine Gagnon

QUI EST GUYLAINE GAGNON
Guylaine a grandi sur une ferme dans la région de Lanaudière. Intéressée par l’écriture, elle ne croyait pas qu’un jour elle combinerait son métier à celui de ses parents. Embauchée en 1991 comme secrétaire-correctrice, Guylaine a depuis gravi les échelons jusqu’à la fonction de rédactrice en chef du Coopérateur.

guylaine.gagnon@lacoop.coop

 

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