Détecter à moindres coûts les mycotoxines

par La rédaction

Crédit photo : farmphoto.ca

Des recherches en cours à l’Université Carleton, à Ottawa, pourraient faciliter la détection de toxines engendrées par la moisissure dans le grain, et ce, à moindres coûts.

Par exemple, les mycotoxines du fusarium, produites par ce champignon, sont très résistantes et peuvent survivre à la transformation.

Les études visent à développer un système de test peu coûteux et fiable pour les détecter. On vise en effet à mettre au point un bâtonnet diagnostique qui brillera en présence de mycotoxines, lorsqu’illuminé avec une lumière ultraviolette portative.

L’appareil utilise des aptamères, soit de courts fragments d’acide nucléique qui peuvent se fixer aux mycotoxines. Il s’agit d’un simple échantillon de nanoparticules sur papier, un test qui peut être fait sur place, au silo. L’appareil peut détecter des quantités aussi minimes que 40 parties par milliard.

La méthode de test de mycotoxines actuelle avec le réseau canadien d’élévateurs à grains, là où les producteurs apportent leurs récoltes pour le marché, implique à la fois un contrôle visuel et la prise d’un échantillon aléatoire à partir d’un chargement de grains ou de maïs pour en faire l’analyse.

La méthode d’analyse présentement utilisée est non seulement coûteuse et fastidieuse (chaque test peut coûter entre 50 $ et 80 $), mais elle est également loin d’être précise.

Les aptamères peuvent être développés de façon très uniforme et à coût inférieur dans un laboratoire, comparativement aux tests actuels disponibles, ce qui signifie qu’ils donneront des résultats d’analyse exacts et cohérents à peu de frais.

Après les succès obtenus en laboratoire, la prochaine étape des chercheurs sera maintenant de faire les tests de la nouvelle technologie à plus grande échelle dans un contexte commercial.

La recherche est soutenue par la Western Grains Research Foundation et la Canadian National Millers Association.

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