2050 : serez-vous prêts pour une économie carboneutre?

par Patrick Girouard

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L’accord international historique sur les changements climatiques conclu à Paris en décembre 2015 (Conférence COP21) enclenche une nouvelle dynamique qui modifiera en profondeur la façon dont nous produirons et utiliserons l’énergie au cours des années à venir.

Le réseau La Coop se positionne depuis plusieurs années pour accompagner les producteurs agricoles dans ce nouveau contexte d’affaires (pratiques culturales, agriculture de précision, Coop Carbone, bioénergie, bioproduits industriels, etc.). Son engagement dans la majorité des maillons de la chaine agroalimentaire fait du réseau un outil unique dans la capacité de développer des solutions efficaces pour maximiser les synergies et améliorer la compétitivité de tous.

D’après l’Agence internationale de l’énergie, 13 500 milliards US$ devront être investis dans les énergies à faible empreinte carbone et l’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici 2030 à l’échelle de la planète (soit environ 40 % des investissements totaux du secteur de l’énergie), et ce, seulement afin de respecter les engagements nationaux de réductions de GES déposés à Paris. Et ces engagements ne limiteront l’augmentation de la température mondiale qu’à 2,7 °C, alors que l’objectif de l’accord de Paris vise à limiter cette augmentation en dessous de 2 °C, même possiblement à 1,5 °C. Des mesures supplémentaires seront nécessaires pour y arriver.

L’accord vise l'équilibre entre les émissions totales de GES et les quantités absorbées par les différents puits de carbone possibles (dont les forêts) d’ici 2050. On parle donc d’atteindre une économie carboneutre d’ici le milieu du siècle. Le défi est de taille et le secteur agricole se devra d’intégrer cette nouvelle réalité dans son développement, autant au niveau des opportunités de réductions des émissions de GES du secteur que des nouvelles occasions d’affaires qui s’offriront, dont :

  • La vente de crédits carbone;
  • Le développement de puits de carbone;
  • La valorisation durable des biomasses agricoles, forestières et résiduelles en bioproduits à faible empreinte carbone dont la bioénergie, les biocarburants, les bioplastiques, etc.

Nouvelles pratiques culturales et modèles d’affaires seront donc au menu au cours des années à venir, et ce, dans un contexte où la production alimentaire demeurera la principale mission du secteur agricole et agroalimentaire.

Les mesures qui seront mises en place au Canada et au Québec à la suite de l’accord de Paris se préciseront au cours des prochains mois. La Coop jouera un rôle actif dans le développement de solutions adaptées aux producteurs d’ici. 

Portrait de Patrick Girouard

QUI EST PATRICK GIROUARD

Patrick est directeur, Énergies renouvelables et Bioproduits à La Coop fédérée

1 Commentaires

  1. Défi majeur, entre autre l'érable. L'huile(mazout) et l'érable, c'est le pire mariage que nous ayons fait. Si on fait une analyse du cycle de vie de produit, nous verrons que c'est tellement polluant, sauf pour ceux qui chauffent au bois, à la biomasse ou à l'électricité. C'est la prochaine certification qui fera du sens dans l'érable, sirop carbo-neutre.