Parce qu'on est en 2016

par Ghislain Gervais - président

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Quand il hérite du privilège de diriger La Coop fédérée, la première tâche d’un nouveau président est de faire le tour des assemblées générales de coopératives et des activités de nos partenaires pour se faire connaître et rencontrer le maximum de gens, afin de prendre le pouls de ceux qu’il représente.

C’est ce que j’ai fait avec plaisir au cours des mois de mars et avril. Cela m’a permis de constater que mon premier éditorial, sur la nécessité d’une réorganisation du réseau des coopératives agricoles, a suscité des commentaires de toutes sortes.

Tous conviennent de la nécessité du changement et de la modernisation de notre réseau, mais les points de vue sont variés sur la portée de ces modifications ainsi que sur la rapidité avec laquelle on doit les apporter.

Dans les faits, l’entreprise de transformation actuelle de La Coop fédérée et de son réseau est en cours depuis 2008, avec le projet Chrysalide. Et quand nous regardons de plus près nos 95 ans d’histoire, nous constatons que La Coop fédérée et son réseau de coopératives affiliées ont été en changements continuels. La différence, c’est que maintenant tout est plus rapide; nous avons l’impression d’être en transformation permanente, et cela nous bouscule nécessairement.

Aujourd’hui, avec la mondialisation et la numérisation de l’économie, le contexte d’affaires dans lequel nous travaillons change à une vitesse sans précédent. Un indicateur éloquent de cette rapidité : dans les années 1930, lorsque La Coop fédérée avait 8 ans, la durée de vie des sociétés listées à l’indice boursier du S&P 500 était de 75 ans. Depuis le début des années 2000, elle est de… 15 ans.

La capacité à s’adapter et à innover n’est donc pas un choix, mais une nécessité. Parlez-en aux gens de l’industrie de la musique, du taxi ou de l’édition, qui ont vu leurs marchés bousculés et basculer en quelques années seulement.

Dans mon esprit, cette nécessité du changement et de l’innovation s’applique à l’ensemble des composantes du réseau La Coop, et pas seulement aux coopératives affiliées à celui-ci.

En 2015, La Coop fédérée a d’ailleurs revu sa gouvernance (nous sommes passés de 15 à 6 territoires) et les modalités d’élection de son conseil d’administration. Nous avons fait évoluer notre mission et avons une nouvelle ambition, pour mieux traduire nos objectifs d’affaires.

D’ailleurs, intégration, consolidation et optimisation auront marqué le dernier exercice financier de La Coop fédérée. Après des années d’expansion et de grands chantiers, nous avons recadré nos activités et planifié la prochaine grande phase de croissance, en harmonie avec cette mission et cette ambition que nous nous sommes fixées, lesquelles visent à préparer l’avenir en optimisant les services que nous offrons à nos membres et clients.

Plus récemment, La Coop fédérée a d’ailleurs annoncé un vaste projet de transformation destiné à lui donner davantage d’agilité opérationnelle et à réduire ses frais d’exploitation. Les gains d’efficacité et les réductions de coûts découlant de ce projet devraient à terme générer des économies annuelles de près de 15 millions $.

La Coop fédérée participe donc elle aussi à cet effort collectif de modernisation de l’offre de services du réseau La Coop. Nous évoluons dans un marché très compétitif. Notre réseau et nos organisations doivent donc continuer de se moderniser afin de relever les défis de demain.

Les changements règlementaires et de marché, les habitudes des consommateurs, la valeur du dollar : autant de sujets qui nous incitent à être plus agiles et capables de répondre plus efficacement, comme réseau, aux enjeux d’aujourd’hui.

Mon souhait premier dans le cadre de mon mandat est d’amener La Coop fédérée à ce niveau. Nous devrons tous être solidaires et mettre la main à la pâte. La transformation qui a été entamée a pour objectif de nous recentrer sur notre cœur de métier et sur les besoins de nos membres, et de faire de La Coop fédérée, ainsi que du réseau des coopératives agricoles, un incontournable pour les agriculteurs du Québec et du Canada.

Sur ce, je vous souhaite une bonne saison de semis!

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