Semis: où iront les cours du pétrole?

par Affaires économiques

Crédit photo : 123RF

Selon la Banque du Canada (BdC), bien que volatils, les prix pétroliers restent faibles. En pleine période de semis, les producteurs souhaitent qu’il en reste ainsi. Toutefois, la possibilité d’une remontée des prix à court terme, au-dessus de 60 $US le baril, demeure bien réelle.

En effet, après un net recul des cours, en conséquence de l'échec de la rencontre du 17 avril à Doha portant sur le gel de la production par les pays de l’OPEP, le prix du pétrole s'est redressé au milieu avril, après l’annonce des chiffres hebdomadaires sur les stocks pétroliers aux États-Unis.

La production américaine de brut a reculé, et est à son niveau le plus bas depuis 18 mois. Bien que l’offre demeure excédentaire, le marché semble optimiste pour trois motifs : le déclin de la production américaine de brut, la confiance en l’augmentation continue de la demande mondiale, et l’apaisement des craintes d’un ralentissement économique en Chine et en Europe.

Le contexte macro-économique marqué par un dollar canadien faible et un prix du pétrole bas est favorable pour l’économie canadienne.

Pour M. Downe, chef de la direction de BMO, « la faiblesse des taux d'intérêt, la croissance soutenue du marché de l'emploi et la faiblesse des prix de l'essence ont stimulé les dépenses de consommateurs dans la plupart des régions du pays ». Au surplus, la BdC observe déjà des gains de compétitivité dans les catégories d’exportations sensibles aux mouvements de taux de change.

Ce sont les produits agricoles, les matériaux de construction, machines, meubles, entre autres. Avec la faiblesse des prix des produits énergétiques et le recul des investissements dans ce secteur, la Bdc s’attend à ce que les exportations des produits appartenant aux secteurs non énergétiques deviennent le principal moteur de la croissance des exportations totales.

 

                           

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