Reprise des prix du lait en 2016?

par Affaires économiques

Selon des analystes, une remontée des prix du lait en 2016 est possible. Telle est la conclusion de l’IFCN, un Centre de recherche allemand spécialisé en économie agricole.

Si une reprise des prix du lait dépend fortement des facteurs clés qui sont la croissance de la demande mondiale, la réduction de la production mondiale et, enfin, de l’épuisement des stocks, on observe déjà une réaction de l’offre à la faiblesse des prix.

En effet, selon l’IFCN, on peut s’attendre à une baisse de la croissance de l’offre en 2016, comparativement aux dernières années. Constat similaire de la Commission européenne, la production de lait en Europe est susceptible de baisser d’environ 0,5 % comparativement aux volumes de 2015.


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Du côté de la demande, l’IFCN estime que la croissance de la demande augmentera de 2 % en 2016. Cette croissance reste toutefois inférieure à la moyenne de la dernière décennie, qui se situe à 2,4 % environ.

Après deux années de crise laitière, le déséquilibre entre l’offre et la demande pourrait donc tirer sa révérence d’ici la fin de l’année. Suivant la tendance baissière de la production de lait européenne, l’institution anticipe que la demande va surpasser l’offre. En Nouvelle-Zélande, Fonterra parie sur un redressement des cours de la poudre de lait sur le marché mondial dans les prochains mois.

Le mécanisme du marché favorise un impact direct des tendances du prix mondial sur les prix des produits laitiers au niveau local. Une baisse du prix au niveau local se produit plus rapidement sur les marchés ouverts que sur les marchés réglementés. Ainsi, victime de l’embargo russe et de la baisse des exportations vers la Chine, la Nouvelle-Zélande qui est le premier exportateur mondial de produits laitiers (95 % de sa production vendue), a vu ses ventes s’effondrer de près de 6 milliards $US, entre 2015 et 2014. Cependant, c’est la faiblesse de son marché intérieur qui la rend très vulnérable face la conjoncture mondiale de la filière laitière.

Quant au Québec, la règlementation du marché à travers le système de protection de l’offre sécurise les producteurs des fluctuations du marché international.

 


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