Renégociation de l’ALENA : à quoi s’attendre?

par La rédaction

Le Coopérateur a rencontré Raymond Bachand, conseiller spécial auprès du gouvernement québécois pour la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Voici quelques-uns des propos qu’il a tenus.

À savoir si nous avons les arguments nécessaires pour faire valoir l’importance de notre marché de 36 millions d’habitants (300 millions aux États-Unis), M. Bachand s’est montré très rassurant en précisant que « le Canada est le premier pays d’exportation pour 35 États. Ce sont neuf millions d’Américains qui ont un emploi parce qu’ils vendent leurs biens ou leurs services au Canada, dit-il. Tout cela grâce notamment à cet accord, l’ALENA, qui a fait augmenter de façon considérable le commerce entre les deux pays ».


À lire aussi
Des producteurs américains veulent sauver l'ALENA


Après les attaques du gouvernement américain sur l’agriculture canadienne, M. Bachand estime que « la gestion de l’offre n’est pas sous attaque en soi. Mais les contingents tarifaires le seront. Celui qui veut remettre en question ce système, tient-il à préciser, doit aussi remettre en cause ses propres politiques agricoles. Ce que les Américains ne sont pas prêts à faire ».

Les agriculteurs ont-ils plus à perdre qu’à gagner dans ces renégociations? Selon le conseiller spécial du gouvernement, on compte pour 700 milliards $ d’investissements croisés entre les États-Unis et le Canada. Les chaînes logistiques de la plupart des grands secteurs économiques des deux pays sont tellement intégrées que ce serait difficile de les défaire. Alors, travaillons à moderniser cette entente, qui a été une réelle poule aux œufs d’or à la fois pour le Canada et pour les États-Unis.

Vous pouvez lire la suite dans le Coopérateur de juillet-août qui vous sera livré ces jours-ci.

0 Commentaires