OGM: le point sur l'étiquetage obligatoire

par Affaires économiques

Photo : 123RF

Le ministre québécois de l’Agriculture, Pierre Paradis, a annoncé en 2015 sa volonté de déposer un projet de loi portant sur le droit du consommateur à une information juste et transparente, s’inspirant de la législation Right to Know du Vermont.

Une visite a d’ailleurs été effectuée au Vermont en février 2016, lors de laquelle il a eu l’occasion de se renseigner sur le processus législatif sur l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés (OGM) et de discuter des enjeux et des défis liés à la mise en œuvre d’une telle loi.

De son côté, le Bureau du représentant américain au commerce a récemment avisé l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de l’entrée en vigueur, d’ici le 1er juillet 2016, de la loi du Vermont sur l’étiquetage des OGM.

Alors que le gouvernement du Canada examine actuellement cet avis, la mise en œuvre de cette loi pourrait accroître de façon considérable les coûts pour les producteurs, fabricants et exportateurs canadiens qui expédient des produits agricoles et agroalimentaires au Vermont ainsi que dans d’autres États.

Le Sénat américain s’est prononcé le 16 mars 2016, en bloquant le projet de loi déposé par le Comité sénatorial pour l’agriculture, qui prône un système d’étiquetage volontaire national.

Par ailleurs, le secrétaire américain à l’agriculture, Tom Vilsack, s’adressait aux agriculteurs, le 4 mars dernier, en faisant appel à un Système d’étiquetage national obligatoire, qui empêcherait les États, y compris le Vermont, d’adopter des lois sur l’étiquetage des OGM.

M. Vilsack propose une divulgation obligatoire fédérale des aliments contenant des OGM, visant à fournir aux consommateurs les informations détaillées sur les OGM, grâce à des étiquettes intelligentes à travers leurs téléphones.

En revanche, la Coalition américaine pour les aliments sains à prix abordable pense que cette proposition pourrait entraîner à la baisse les revenus des familles, en augmentant le coût des aliments de près de 1000 $ par année. 

 

                           

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