Nouveau record du prix du porc

par Affaires économiques

En dépit d’une volatilité plus accentuée cette année, le prix moyen du porc au Québec a fracassé un nouveau record, la semaine dernière, se fixant à 221,60 $/100 kg.

Il poursuit ainsi sa croissance depuis les creux affichés au 1er trimestre 2017. Évidemment, le prix du Québec étant tributaire du prix de référence américain, les différentes variations ont un impact sur les recettes des producteurs.

Dans son rapport du 2e trimestre sur l’industrie porcine, la Rabobank avait déjà anticipé des perspectives favorables du marché mondial du porc.


À lire aussi
Reprise du prix du porc


Malgré la surproduction, le prix de référence américain est soutenu principalement par les exportations et la consommation nationale. Certes, on observe une augmentation de l’offre nord-américaine, précisément celle du Canada et des États-Unis sur les principaux marchés d’exportation en Asie. En Chine, au premier trimestre de 2017, ce sont les exportations canadiennes qui sont passées au 1er rang, suivies par celles des É.-U.

Cette bonne performance est due entre autres à un dollar canadien faible qui offre un avantage concurrentiel sur les marchés d’exportation. Toutefois, la remontée de la valeur du huard pourrait avoir un impact sur les prix dans les prochaines semaines.

Les enjeux sanitaires et exigences des pays importateurs constituent aussi des incontournables dans le commerce mondial des viandes.


À lire aussi
Plus de marchés pour la croissance agricole


Par exemple, le Brésil, qui est un des principaux pays exportateurs de viandes, a récemment vu ses importations être suspendues par, entre autres, les clients américains, mexicains, japonais et chinois, en raison des scandales concernant les conditions de production et enjeux liés à la santé animale.

Dans un tel contexte, le porc canadien est bien positionné pour accroître les parts de marché compte tenu de la bonne réputation en qualité, respect des exigences de bien-être animal.

Toutefois, des enjeux demeurent compte tenu des investissements requis pour le suivi des normes de bien-être animal et l’inspection des usines. Ceci est d’autant plus important en raison de la concurrence qui s’intensifie avec d’autres pays comme la Russie qui a des ambitions de devenir aussi un exportateur majeur de porc dans les marchés asiatiques.

0 Commentaires