Météo et impacts économiques

par Affaires économiques

Crédit photo : Pixabay

Les conditions météorologiques continuent d’influer sur les rendements et les perspectives de prix des cultures.

Selon une nouvelle étude de l’institut allemand Postdam (institut pour la recherche sur les impacts du climat), « les pertes économiques mondiales dans la production de trois grandes cultures (blé, maïs, orge) attribuées aux changements climatiques sont estimées à environ 5 milliards $US par an ».

Au Canada, selon le rapport de production de Statistique Canada du mois de juillet, les conditions sèches et humides qui ont sévi dans différentes parties du pays ont eu un impact sur les attentes des producteurs.

En conséquence, les rendements de soya, de maïs-grain et d’avoine devraient diminuer en 2016. Dans le cas du maïs-grain par exemple, les sècheresses qui ont frappé l’est du pays ont affecté les cultures ensemencées. Ainsi, les agriculteurs de l’Ontario s’attendent à ce que la production de maïs-grain recule de 11 %, alors que celle du Québec devrait baisser de 9 %.

Au sein de l’Union européenne, les prévisions pour les rendements de blé et de maïs ont été revues à la baisse en raison des pluies abondantes du début de l’été et des sècheresses. L’Amérique latine, quant à elle, a été frappée par les effets de La Niña.

Ces variations climatiques ont aussi un impact sur les perspectives de prix. Par exemple, à la suite des fortes pluies en Amérique du Sud, le risque de La Niña aux États-Unis a causé une montée des prix du maïs et du soya avant la période des semis.

Toutefois, avec les bonnes conditions météorologiques qu’a connues le marché américain, ajoutées aux niveaux élevés des stocks et de l’offre sur le marché international, les prix ont repris leur tendance à la baisse, et ce, depuis plusieurs mois.

Pour l’institut allemand, les accords commerciaux dans le domaine agricole constituent une solution d’adaptation efficace dans le but d’absorber les pertes financières causées par les changements climatiques et garantir la sécurité alimentaire dans certaines régions du monde.

                           

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