Le prix du porc en déclin

par Affaires économiques

Dans ses prévisions pour le secteur des viandes en 2017, Rabobank avait anticipé une faiblesse des prix du porc en raison de l’excédent de l’offre sur le marché international. Au Québec, après un sommet record du prix jusqu’à la fin du mois de février, le prix moyen du porc a entamé une chute plus rapide comparativement à la moyenne des cinq dernières années pendant cette même période. Ces fluctuations exercent des pressions sur les revenus des producteurs.

En effet, le prix moyen du porc au Québec a baissé de près de 20 % depuis le mois de février, passant de 186,54 $/100 kg à 151,03 $/100 kg la semaine dernière, selon le Centre de développement du porc du Québec (CDPQ). La raison principale étant la dépendance du prix du Québec aux fluctuations du prix de référence américain.

La production américaine continue d’augmenter de façon significative et cette surproduction exerce une pression sur les prix du porc à l’échelle mondiale. Cependant, d’après les perspectives des marchés à terme du porc, on pourrait observer une reprise des prix jusqu’à la fin de l’été avant le redémarrage du cycle baissier.


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Toutefois, la valeur du dollar canadien qui a atteint son plus bas niveau la semaine dernière, à 73 cents, constitue un avantage concurrentiel pour l’accès aux marchés d’exportations dans le secteur porcin, entre autres.

Sur le marché chinois, par exemple, le Département d’agriculture américain (USDA) s’attend à ce que les prix du porc restent élevés à court terme et, en conséquence, les importations devraient demeurer stables.

Une bonne nouvelle pour les producteurs d’ici. Compte tenu de la faiblesse actuelle du dollar canadien, on peut s’attendre à des gains conséquents en compétitivité sur les marchés et, pour ceux qui sont membres de la Filière porcine coopérative, des avantages issus de ce modèle d’affaires.

                           

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