La ministre Anglade réitère son appui à la gestion de l’offre

par La rédaction

La ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, l’a reconfirmé lors d’un dîner-causerie organisé par l’Association des MBA du Québec, le 11 septembre dernier, à Montréal. La gestion de l’offre est une priorité pour son gouvernement.

« Dans les négociations de L’ALÉNA, ce sur quoi l’on [notre gouvernement] ne déroge pas, c’est notamment l’exception culturelle, la gestion de l’offre, la mobilité des personnes et le numérique », a-t-elle lancé avec aplomb devant un auditoire composé de gens d’affaires de la Métropole. Avec le négociateur québécois, Raymond Bachand, la ministre Anglade s’est dite appuyée d’une ressource compétente et rigoureuse en la matière.

La ministre a, en outre, rappelé que c’est le 21 septembre prochain qu’entre officiellement en vigueur l’Accord économique et commercial global, entre le Canada et l’Union européenne, qui donnera accès, aux entreprises canadiennes, à un marché libéré de barrières tarifaires et non tarifaires de 500 millions de consommateurs. Elle a également rappelé que cet immense marché qu’est l’Union européenne compte pour 20 % du PIB mondial.


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Le dossier du bois d’œuvre fait également partie de ses préoccupations. Un secteur d’activité, dit-elle, qui emploie 60 000 personnes et représente 11,7 % du total des exportations québécoises. Les droits compensatoires pouvant aller jusqu’à 27 %, récemment annoncés par l’administration américaine, sont, selon elle, totalement injustifiés. Les efforts de reconstruction qui seront nécessaires dans le sud des États-Unis à la suite du passage des ouragans Harvey et Irma, notamment, seront très importants, croit celle qui sympathise avec les nombreux sinistrés. C’est pourquoi, dit-elle, le bois d’œuvre canadien sera, pour les Américains, d’une grande utilité.

Dominique Anglade, qui a souligné au passage la bonne santé de l’économie québécoise, a conclu son allocution d’un proverbe créole : Min Anpil, Chay Pa Lou, que l’on peut traduire librement par : Mains en pile, charge pas lourde. En d’autres mots, ensemble, il n’y a rien que l’on ne puisse réaliser.

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