La Coop fédérée favorable à Politique bioalimentaire

par Patrick Dupuis

Photo : Danie Deschênes, mairesse de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot; Isabelle Melançon, ministre du Développement durable; Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique; Philippe Couillard, premier ministre du Québec; Phil Quinn, copropriétaire de la Ferme Quinn; Dominique Anglade, ministre de l'Économie et Laurent Lessard, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.

Le 6 avril dernier, le gouvernement du Québec rendait public sa très attendue Politique bioalimentaire, après deux ans de travail et de consultation. La Coop fédérée l’accueille favorablement.

C’est le premier ministre Philippe Couillard qui en a lui-même fait le dévoilement à la Ferme Quinn, à Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, dans la région de Montréal. Il était accompagné des ministres Laurent Lessard, Dominique Anglade, Isabelle Melançon et Lucie Charlebois.

« Il fallait passer de la parole aux actes », a dit le premier ministre en présentant le document d’une centaine de pages intitulé : Politique bioalimentaire 2018-2025 Alimenter notre monde.

Accompagnée d’investissements de 5 G$ sur 5 ans, cette nouvelle politique présente un objectif double : mieux répondre aux attentes des consommateurs tout en soutenant mieux les entrepreneurs et les organismes de ce secteur.

« Sur le plan de la vision et des objectifs stratégiques, la politique bioalimentaire témoigne d’un souci de travailler avec le milieu pour relever les défis du secteur bioalimentaire, défis que La Coop fédérée avait déjà soulevés lors des nombreuses consultations des années précédentes, a indiqué le président de La Coop fédérée, Ghislain Gervais. De plus, l’ajout de sommes supplémentaires destinées à la politique bioalimentaire annoncées lors du dernier budget provincial démontre une volonté de la voir se concrétiser. »

La Politique vise sept cibles ambitieuses et déterminantes pour l’avenir du secteur bioalimentaire :

  • Investir 15 G$ en production agricole et aquacole, dans les pêches et en transformation alimentaire;
  • Accroître de 6 G$ les exportations bioalimentaires internationales du Québec;
  • Ajouter 10 G$ de contenu québécois dans les produits bioalimentaires achetés au Québec;
  • Augmenter la part des entreprises agricoles et de transformation alimentaire québécoises ayant implanté des pratiques d’affaires responsables;
  • Doubler la superficie en production biologique;
  • Augmenter de 52 à 70 % la part des volumes de produits aquatiques québécois écocertifiés;
  • Améliorer la valeur nutritive des aliments transformés au Québec.

Enfin, cette politique est bâtie autour de quatre grandes orientations :

« La nouvelle politique ouvre des horizons prometteurs en ce qui a trait aux attentes des diverses parties prenantes du secteur, a fait savoir le président de La Coop fédérée. Il importe que les débats entourant la nouvelle politique bioalimentaire dépassent le cadre des élections provinciales à venir. Pour qu’elle soit pérenne, tous les partis politiques du Québec devraient s’approprier les orientations contenues dans cette politique qui résulte de nombreuses consultations antérieures et s’engager à sa mise en œuvre. »

Le gouvernement du Québec a d’ailleurs annoncé qu’une loi sera prochainement mise en vigueur pour assurer le déploiement de la Politique. Des tables annuelles rassemblant les partenaires sont également prévues pour effectuer le suivi des démarches entreprises.

Portrait de Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

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