Chine et Inde, au coeur de la demande mondiale

par Affaires économiques

Crédit photo : 123rf

La Banque du Canada a dévoilé le 20 janvier son rapport trimestriel sur la politique monétaire du pays. Chute du dollar canadien, baisse du prix du pétrole, endettement des ménages, ralentissement de l’économie mondiale : le portrait a déjà été plus reluisant.

N’ayant pas entrevu un choc aussi brutal, la Banque a abaissé ses prévisions de croissance à un maigre 1,4 % pour l’année 2016.

Inévitablement, les exportations continueront de contribuer positivement à la croissance annuelle du PIB du pays en 2016 et en 2017. La reprise économique aux États-Unis, bien que modeste, et la faiblesse du dollar canadien favoriseront les exportations du pays.

Selon le rapport, « les pays émergents de l’Asie devraient demeurer les moteurs de l’expansion ».

La croissance du PIB de l’Inde – prochaine vedette économique aux yeux de plusieurs – restera dans une fourchette de 7 à 8 % jusqu’à la fin de 2017.

Même si l’économie chinoise connaît un ralentissement structurel, la croissance du revenu des particuliers reste forte. Cela aura une incidence positive sur la demande alimentaire mondiale.

Dans un discours prononcé à Calgary en septembre 2015, le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a rappelé que les prix des produits de base et du pétrole sont certes en déclin, mais qu’il existe une forte demande en Chine et en Inde pour soutenir les prix des nombreux produits agricoles du pays. Pour lui, le commerce extérieur reste le meilleur espoir de l’économie.

Ces propos rejoignent ceux de notre ministre des Finances, Carlos Leitao, dans la foulée de la récente publication des chiffres sur le revenu réel disponible au Québec, qui s’avère le plus bas au Canada. « Il faut miser sur les exportations », a-t-il rappelé.

                           

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