Des sénateurs américains pour l’ALENA

par Affaires économiques

Le Comité des finances du Sénat américain a tenu, le 21 juin dernier, une audience pour examiner l’approche de l’administration en matière de politique commerciale. L’ALENA était au cœur de leurs délibérations.

Les législateurs des États dont l’agriculture représente une part importante de l’économie ont exprimé leurs préoccupations quant à l’enjeu du commerce agricole entre les trois pays dans la renégociation de l’accord. En fait, trois sénateurs républicains, notamment du Dakota du Sud, de l’Iowa et du Kansas, ont présenté leur position, afin de demander au pouvoir exécutif de « ne pas nuire » aux gains dans le commerce agricole résultant de cette entente.

Précisons que cette audience a été précédée par la rencontre trilatérale des ministres de l’Agriculture – Lawrence MacAulay, José Calzada et Sonnie Perdue –, à Savannah en Géorgie les 19 et 20 juin. Les trois pays signataires de l’accord ont unanimement reconnu que l’ALENA a été d’un important apport dans leurs pays respectifs. Ainsi, ces derniers ont résolu de maintenir une approche collaborative afin que le secteur agricole nord-américain soit plus compétitif.


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Pour le sénateur républicain du Dakota du Sud, John Thune, membre du comité sénatorial de l’agriculture, l’ALENA a été un accord bénéfique pour les États-Unis. Il reconnait toutefois la nécessité de l’améliorer, et recommande au représentant commercial d’être attentif aux enjeux liés au commerce agricole.

Quant au sénateur républicain de l’Iowa, Chuck Grassley, il a rappelé l’importance de l’accord de libre-échange nord-américain pour son État, notamment le marché du Mexique, qui est le premier importateur de maïs et le deuxième importateur du soja de l’Iowa.


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Pour sa part, le sénateur républicain du Kansas et président du comité de l’agriculture, Pat Roberts, pense que la modernisation de l’ALENA devrait plutôt être vue comme une occasion d’amélioration et préconise une « réparation » de certains aspects obsolètes de l’accord.

Enfin, pour sa part, le ministre canadien Lawrence MacAulay continuera de s’assurer que les intérêts des producteurs du Canada, y compris ceux qui sont dans les productions sous gestion de l’offre, soient défendus et que l’accord de libre-échange continue d’être bénéfique pour l’agriculture d’ici.

 

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