Conclusion du PTP

par Vincent Cloutier

Les ministres des 12 pays qui participent aux négociations du PTP sont parvenus à une entente. 

Le gouvernement canadien a accordé des accès supplémentaires dans les secteurs sous gestion de l’offre. Ces concessions atteignent 3,25% du marché pour le secteur laitier, et entre 1,5% et 2,3% pour chacun des secteurs de production avicole, applicables sur une période de cinq ans après la ratification du PTP, laquelle pourrait prendre encore deux ans.   

Le gouvernement a annoncé deux nouveaux programmes destinés aux secteurs sous gestion de l’offre, qui prendraient effet suite à la ratification de l’entente.  L’un d’eux vise à compenser d’éventuelles pertes de revenus que pourraient subir les producteurs de lait, de volailles et d’œufs, suite à la ratification de l’entente. Un autre compenserait d’éventuelles diminutions de la valeur des quotas.  Des analyses supplémentaires seront nécessaires pour déterminer la portée réelle de ces programmes.

Le gouvernement a aussi annoncé des mesures de renforcement de l’accès au marché canadien pour les produits laitiers et de volailles. Il semble que celles-ci ont le potentiel de démontrer leur efficacité dans le secteur de la volaille, mais elles se montreront manifestement insuffisantes pour colmater les brèches dans le secteur laitier.   

L’entente permettra à nos secteurs exportateurs de maintenir leur positionnement concurrentiel en matière d’accès au marché. En effet, les secteurs exportateurs voient l’accès à plusieurs marchés d’exportation sécurisés, voire facilités par des réductions de barrières. Notamment, des tarifs d’accès au marché japonais pour les produits du porc diminueront sur une période de dix ans suite à la ratification de l’entente. 

Nous poursuivons notre analyse des modalités de ce pacte. 

Consultez le communiqué de La Coop fédérée ici 

Photo : Ed Fast, ministre du Commerce international

 

Portrait de Vincent Cloutier

QUI EST VINCENT CLOUTIER
Détenteur d’un baccalauréat en agronomie de l’Université Laval et d’une maîtrise en gestion agroalimentaire, Vincent a travaillé comme économiste principal à La Coop fédérée.

 

3 Commentaires

  1. Merci d'avoir suivi cette interminable négociation pour nous, on sait à quoi s'en tenir maintenant. Personne ne veut être du côté des perdants, mais pour les producteurs sous gestion de l'offre, on a l'impression de laisser beaucoup de plumes pour le bonheur économique promis aux citoyens canadiens. Il parait que dans toutes les crises, il y a des opportunités à saisir...
  2. Merci. La Coop est préoccupée par les sujets qui préoccupent ses membres. C’était notre devoir d’assurer un suivi très étroit de cette négociation historique, pour le meilleur et pour le pire. - Vincent Cloutier