Bœuf et porc : exportation en Ukraine

par Affaires économiques

Crédit photo : 123RF/Marina Appel

Le 11 janvier, le gouvernement du Canada a annoncé que l’Ukraine avait approuvé les exportations de bœuf et de porc provenant des centres canadiens agréés par le fédéral et répondant aux exigences de certification.

En effet, à la suite d’une inspection effectuée par les autorités ukrainiennes  en septembre dernier, 15 établissements canadiens de conditionnement et de transformation de viandes de bœuf et de porc ont reçu l’autorisation d’exporter leurs produits. Cette approbation porte leur nombre total à 27, impliquant un accès plus large au marché ukrainien pour le bœuf et le porc canadiens.

Selon l’industrie, cet accès représente annuellement jusqu’à 50 millions $.

Rappelons-nous que c’est dans une optique de renforcement de liens économiques que les gouvernements du Canada et de l’Ukraine ont amorcé en juillet 2015, les négociations en vue de la signature d’un accord de libre-échange.

L’Accord entre les deux pays éliminera en grande partie les droits de douane que l’Ukraine impose sur les produits du secteur agricole en provenance du Canada.

Dès l'entrée en vigueur de l'Accord, l'Ukraine abolira immédiatement les droits de douane sur 86 % des exportations canadiennes actuelles. Les droits restants seront éliminés ou réduits progressivement au cours d’une période maximale de sept ans. Le porc frais et réfrigéré ainsi que le bœuf canadien font partie des produits qui bénéficieront d’un accès en franchise de droits immédiat ou éventuel. Le porc congelé bénéficiera quant à lui d’un important contingent tarifaire en franchise de droits.

Selon Agriculture et Agroalimentaire Canada : « Le commerce bilatéral de marchandises entre le Canada et l'Ukraine a totalisé en moyenne 293,3 millions $ durant la période de 2012 à 2014, et l'on s'attend à une progression de 19 % après la mise en œuvre de l'accord de libre-échange Canada-Ukraine. »

L’Accord n’aura aucune incidence sur le système de gestion de l’offre canadien, car le gouvernement a exclu tous les droits hors contingent sur les produits laitiers et avicoles, y compris les œufs. Aucun contingent à l’importation de ces produits n’a été augmenté.

                           

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