Accès aux quotas : un défi pour la relève

par Affaires économiques

Le ministre Pierre Paradis a rendu public le rapport Pronovost sur la relève agricole.

Ce rapport effectue une synthèse des préoccupations des jeunes entrepreneurs agricoles.

L’accessibilité des quotas constitue un des défis majeurs de la relève. 

En effet, les exploitations sous gestion de l’offre sont contraintes d’acheter les droits de production à la valeur du marché.


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Pour les jeunes qui veulent se lancer en production, cela constitue une barrière significative tant pour la disponibilité que les prix. Selon le rapport, la demande des quantités de quota par les producteurs de lait était 25 fois plus importante que les quantités offertes en 2013.

Par contre, entre 2004 et 2013, le quota laitier total du Québec n’a augmenté que de 3,6 %.  

De plus, la vente des quotas étant centralisée et règlementée, les délais d’attente pour atteindre un seuil de quotas rentable pour une petite ferme s’avèrent élevés.

Les quantités de quotas laitiers, transigées par l’entremise du Système centralisé de vente de quotas (SCVQ), représentaient moins de 2 % du quota provincial entre 2010 et 2013.


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Dans ce contexte, l’acquisition d’un quota de 25 kg de matière grasse par jour peut prendre entre 6 et 12 ans, selon le rapport.

L’impact de ce défi sur les petites fermes particulièrement, dont  les fermes en démarrage, est colossal et nuit à la relève.

Alors que plusieurs d’entre elles peinent à atteindre des  niveaux de production qui leur assureront un minimum de rentabilité, elles ont souvent de la difficulté à trouver des financements ou à rembourser les sommes nécessaires pour moderniser leur équipement.

                           

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