Pondeuses en liberté à l’œuvre à La Coop fédérée

par Patrick Dupuis

Crédit photo : Claude Ouellet

La Coop fédérée exploite un quota de pondeuses d’œufs de consommation dans deux bâtiments situés Sainte-Hénédine, dont un rénové en avril 2017 et un autre bâti l’été dernier, puis mis en production à la fin novembre. Ces bâtiments, équipés d’un système d’élevage en volière, ont une capacité de 20 000 pondeuses chacun.

Chaque bâtiment contient trois rangées de volières, aménagées sur trois niveaux superposés. « Les poules y sont heureuses et productives, assure l’agronome Denis Caron, directeur des opérations avicoles à La Coop fédérée. À preuve, les pics de ponte sont élevés et se maintiennent longtemps. »

Le système en volière comprend des logements à libre accès. Les poules y sortent et en sortent à leur guise, et peuvent déambuler partout dans le bâtiment.

Avec la demande accrue d’œufs de poules en liberté par les consommateurs, il y a eu, au Québec, une importante vague d’appels d’offres de la part des producteurs d’œufs de consommation et des classificateurs pour un approvisionnement régulier en œufs de ce type.

« Les deux bâtiments de La Coop fédérée sont mis en production à six mois d’intervalle », précise Denis Caron. Cette pratique évite que les cycles de ponte des troupeaux se chevauchent et entraînent une trop importante production d’œufs en même temps.

Gérer les comportements

« Dans nos bâtiments, il n’y a que peu de ponte au sol, souligne Denis Caron. C’est généralement une des difficultés dans l’élevage en volière. La ponte au sol entraîne la récolte manuelle fréquente d’œufs sales, souillés par la litière, sous les paliers, où les poules peuvent avoir tendance à s’aménager un nid. C’est une pratique qu’il faut éviter. On doit entraîner les oiseaux à pondre dans le système, où les œufs sont ramassés automatiquement. »

L’installation d’un système de racloir au sol, sous les paliers, pour éliminer une partie du fumier et de la litière qui s’accumulent dans le bâtiment, vient aider à régler ce problème. En effet, l’activation de ce système « dérange » les poules et évite qu’elles s’installent sous les paliers. « C’est un outil quasiment indispensable en système de volière », croit Denis Caron.

On doit aussi s’assurer que, le soir venu, les poules remontent dans le système. Sinon, elles s’habitueront à demeurer au sol, ce qui aurait entre autres effets de réduire leur consommation d’aliments et d’eau, d’où des baisses de productivité.

Enfin, pour favoriser leur acclimatation à un environnement libre, il est recommandé de faire élever les poulettes de remplacement dans un système en volière ou sur parquet.

Vous pouvez lire le reportage complet dans l'édition de mars 2018 du magazine Coopérateur.

Portrait de Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

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