La Coop fédérée : tournée provinciale

par La rédaction

Photo : André Normand, président de VIVACO groupe coopératif; Gervais Laroche, directeur général de VIVACO groupe coopératif; Geneviève Thibault, présidente de la chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs-Érable; Gaétan Desroches, chef de la direction de La Coop fédérée, André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries de l’Alimentation; Ghislain Gervais, président de La Coop fédérée et Marc-André Roy, administrateur de La Coop fédérée et de VIVACO groupe coopératif.
Crédit : Audrey Ménard

Le 13 novembre 2018, Gaétan Desroches, chef de la direction, offrait une conférence, à Victoriaville, dans le cadre de la tournée provinciale de La Coop fédérée. Le nouveau ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, a assisté à cet événement, dont l’hôte était la Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs-Érable.

C’est donc devant des gens d’affaires de la région, des producteurs agricoles, des représentants des coopératives VIVACO groupe coopératif et Citadelle, coopérative de producteurs de sirop d’érable notamment, que M. Desroches a abordé les thèmes de la transformation du réseau La Coop ainsi que des enjeux auxquels le secteur agroalimentaire doit faire face.   

Il a rappelé les deux volets de la transformation du réseau. Le premier est de réduire le nombre de coopératives pour créer des regroupements de plus grande envergure. Le deuxième est d’unir les forces des coopératives régionales et de La Coop fédérée pour offrir des services encore plus efficaces aux producteurs agricoles grâce à des partenariats.

« L’objectif, précise M. Desroches, est de créer des coopératives qui vont pouvoir maintenir leur position de chef de file dans des marchés de plus en plus compétitifs. » Ainsi, ces coopératives seront en mesure de faire les investissements qui vont assurer leur développement à long terme et de concurrencer des joueurs qui deviennent eux aussi de plus en plus gros.

Selon les données, le secteur agricole au Québec pourrait hausser sa production d’au moins 30 % au cours des 10 prochaines années et que plus de 20 000 emplois pourraient être créés. « La modernisation du réseau des coopératives nous aidera donc à saisir plusieurs occasions tout en préservant le modèle agricole québécois. »

 

Les enjeux

Le plus préoccupant des enjeux est le récent accord entre les États-Unis, le Canada et le Mexique (AEUMC). La Coop fédérée a déjà exprimé sa déception quant aux concessions accordées dans les secteurs du lait, de la volaille et des œufs. Elle assure de demeurer vigilante quant aux compensations qui seront proposées par le gouvernement fédéral.

Un autre enjeu important pour le secteur est la relève agricole qui se fait de plus en plus rare, rappelle le chef de la direction. Des milliers d’agriculteurs vont prendre leur retraite dans la prochaine décennie, et moins du quart des entreprises agricoles ont défini une relève familiale. Et cette relève va devoir affronter des défis économiques majeurs, comme l’accès au financement et l’accès aux terres agricoles.

Pour rendre l’environnement de travail plus facilitant pour les agriculteurs et les générations futures, La Coop fédérée a mis sur pied, en 2008, le Fonds coopératif d’aide à la relève agricole. Il est constitué d’une aide financière, d’un soutien professionnel et de plusieurs formations. Le réseau La Coop a aussi injecté de l’aide financière pour sa relève coopérative.

 

Le modèle coopératif

Le chef de la direction parle aussi des coopératives comme un modèle d'affaires qui a fait ses preuves : « Il apporte une contribution importante et originale au développement social et économique du Québec, entre autres parce que le producteur est en même temps un propriétaire et un usager de son entreprise. » Les entreprises coopératives sont aussi celles qui ont le plus résisté à la crise financière de 2008. Puis, elles placent l'humain au centre de ses préoccupations.

 

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