Jada Jerseys remporte le prix Draveur agroalimentaire

par La rédaction

Photo : Gaétan Lefebvre du MAPAQ; Jacinthe Bilodeau et Daniel Poulin, propriétaires de la ferme Jada Jerseys, et Hugo Léonard, expert-conseil à La Coop Agrodor

Le samedi 25 novembre, Jacinthe Bilodeau et Daniel Poulin, de la ferme Jada Jerseys, de Sainte-Anne-du-Lac, dans les Hautes-Laurentides, remportaient le prix Draveur agroalimentaire.

Organisé par la Chambre de commerce de Mont-Laurier, le Gala des Draveurs vise à reconnaître les entreprises locales qui se démarquent et à promouvoir l’innovation et le dynamisme des entrepreneurs.

Le Draveur agroalimentaire, commandité par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), souligne, quant à lui, l’entreprise agricole qui a connu un haut niveau de développement.

En effet, la ferme Jada Jerseys a été mise sur pied en 2007. « Jacinthe et Daniel sont alors partis de zéro, raconte Hugo Léonard, expert-conseil La Coop, et ne sont propriétaires d’aucune terre, d’aucune étable et d’aucune machinerie. » Leurs 30 vaches Jersey de race pure logent ainsi dans une étable en location pour produire leurs 41 kg de quota.


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« Ce qui nous démarque, intervient le producteur Daniel Poulin, c’est que nous achetons tout notre foin à l’extérieur. Quand nous avons fait la demande aux Producteurs de lait du Québec pour avoir droit au prêt de 10 kg de quota, il nous fallait avoir l’appui des producteurs de notre région. Malgré le scepticisme de certains sur notre modèle d’affaires, la majorité d’entre eux nous ont appuyés. »

Après dix ans, la moyenne de production annuelle du troupeau de la ferme Jada Jerseys atteint 8130 kg. Les MRC sont de 277-264-290 avec 5,25 % de gras et 4,25 % de protéine. Ils effectuent trois traites par jour depuis avril 2015.

De plus, « la ferme se classe au 15e rang pour l’IPV dans la Jersey, selon la Canadian Dairy Network », précise Gaétan Lefebvre, du bureau du MAPAQ à Mont-Laurier.

L’entreprise procède au transfert d’embryon avec insémination artificielle pour leur propre élevage, mais a entrepris des pourparlers pour commercialiser des embryons, en France notamment.

Enfin, Daniel est également inséminateur à temps partiel pour le Centre d’insémination artificielle du Québec. Parents de trois jeunes enfants, Daniel et Jacinthe se partagent le travail de la ferme selon leur disponibilité. 

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