Ferme Monique Beaudry: nouveau bâtiment techno

par La rédaction

Mis en service en septembre 2015, le bâtiment d’élevage de poulets à griller de la Ferme Monique Beaudry respecte les normes de construction les plus strictes permettant d’optimiser les performances zootechniques, le bien-être animal et l’efficacité énergétique. 

« Les résultats économiques étant étroitement liés aux résultats zootechniques, il est impératif d’offrir le meilleur environnement possible à nos oiseaux », indique Laurent Trudel, diplômé en génie civil.

La superficie d’élevage de 2230 m2 (24 000 pi2) offre la possibilité de produire annuellement 500 000 kg de poulets à griller.

Fondée au milieu des années 1990, la Ferme Monique Beaudry inc. appartient à Monique Beaudry, la belle-mère de Laurent, et Marie-Ève Mercier, sa conjointe, qui est également optométriste et copropriétaire d’une clinique d’optométrie à Joliette.

L’ancien poulailler, situé à Sainte-Sophie, à quelque vingt minutes de voiture de leur résidence de Saint-Roch Ouest, montrait en outre plusieurs signes de désuétude. Les deux jeunes éleveurs mijotent le projet d’en ériger un tout neuf, à proximité de leur milieu de vie. Le couple, qui a deux enfants – Émile, 4 ans et Élisabeth, 1 an – souhaitait également passer plus de temps en famille.


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Les deux aviculteurs visitent plusieurs poulaillers, pour la plupart des bâtiments à un seul étage, chauffés à l’aide d’un plancher radiant, le modèle qu’ils souhaitent construire.

Une visite à la Ferme Tomchyrs, propriété de René Gélinas, qui a adopté cette technologie, les convainc. « Nous avons adoré le concept de ce poulailler moderne, souligne Laurent, et nous nous en sommes inspirés pour réaliser nos plans de construction. »

Grâce à sa formation, Laurent a été le maître d’œuvre du chantier, qui s’est déroulé, selon un échéancier serré, de mars à septembre 2015

Particularités du bâtiment

Le bâtiment à structure d’acier de 23 m sur 102 (76 pi sur 336) est doté d’un plancher radiant.

Il a été conçu pour offrir le meilleur rendement écoénergétique possible. L’isolation sous le plancher, des murs, du grenier et des conduites d’eau chaudes est optimale.

Entièrement chauffé à l’eau chaude (par deux chaudières au gaz naturel de 400 000 BTU chacune), il n’y a aucune combustion dans le parquet d’élevage. L’environnement des oiseaux est chauffé à l’aide des planchers radiants (source principale) et de huit aérothermes à eau chaude de 100 000 BTU chacun (pour les besoins ponctuels).


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Le plancher radiant aide à assécher la litière de ripe de bois (ce qui permet d’en utiliser moins, environ ½ pouce au lieu de 2 à 3 pouce). Le fumier est donc très sec, favorisant un faible taux d’ammoniac sur le parquet.

La ventilation est divisée en 10 paliers, dont 4 variables afin de garantir un bon renouvellement de l’air, selon l’âge des oiseaux. L’éclairage est assuré à l’aide de diodes électroluminescentes (DEL).

Le contrôle d’ambiance s’effectue grâce aux systèmes Automates Genius et Farmquest conçus par Monitrol.

Sur le parquet, les mangeoires Multibeck, du fabricant Leroy, favorisent l’accès des poussins à la moulée, et empêche ceux-ci de s’y loger, ce qui élimine la présence de fientes dans les aliments.

Les murs recouverts de plastique scellé facilitent le lavage et la désinfection. Le plancher en pente, avec égouts, aide à l’écoulement des eaux de lavage.

Ce modèle de poulailler facilite d’ailleurs grandement les opérations de nettoyage qui se bouclent, pour une seule personne, en 6 ou 7 heures, tout en respectant un vide sanitaire adéquat. Le soir même, le poulailler est prêt à recevoir la nouvelle litière pour le lot suivant.

Le transfert de l’entreprise à Laurent et Marie-Ève devrait se faire au courant de 2018.

Collaboration spéciale : Laurent Trudel

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