Ferme Dorisima : la génétique dans le sang!

par La rédaction

Par Normand Roy, T.P. directeur des ventes ruminant/végétale et Vanessa Vachon, conseillère aux communications et marketing

Propriétaire de l’entreprise familiale Dorisima à 100 % depuis 1999, Mario Bédard a su reprendre les rênes de la ferme avec brio tout en y ajoutant sa couleur. Il est reconnu comme un entrepreneur qui a à cœur le bien-être et la qualité de son troupeau ainsi que la propreté de ses installations.

La ferme Dorisima a connu trois générations de Bédard. À l’origine, c’était la propriété des Camden, parents de la grand-mère paternelle de Mario. Le premier Bédard – Adrien de son prénom – fait l’acquisition de la ferme de ses beaux-parents en 1927. La ferme avait, comme de nombreuses entreprises à cette époque, plus d’une vocation. L’orientation multi espèces a pris fin de façon progressive lors de l’arrivée de Claude, la seconde génération, en 1964.

Claude augmente le nombre de vaches pour atteindre 24 kg/jour. Il achète également des terres. La ferme constitue alors une partie du revenu familial, tandis que l’autre partie provient de la vente de bois.

Mario a pour sa part intégré l’entreprise en 1988 – troisième génération des Bédard – détenant alors 20 % des actions. Onze ans plus tard, il en devient l’unique propriétaire et partage les tâches avec sa conjointe, Édith Martineau.


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Un transfert, c’est également l’occasion d’y ajouter sa saveur!

Comme plusieurs fermes familiales au parcours similaire, la ferme Dorisima a connu quelques changements : agrandissements, achats de quota et de terre. Mario Bédard gère, en partenariat avec sa conjointe, un troupeau de 120 têtes, dont 67 vaches générant un quota de 72 kg/jour. Il compte une centaine d’hectares (250 acres) en culture (12 hectares de maïs à ensilage, 12 hectares de maïs en grain, et le reste en prairie et pâturage). Il possède une étable de 46 mètres sur 12 (150 pieds sur 40) et deux silos.

Dès ses débuts dans l’entreprise, Mario entreprend un virage vers la génétique, accordant une importance particulière à la qualité du troupeau. Cette sphère est désormais au cœur du plan d’affaires de l’entreprise. Bien qu’associé minoritaire, il s’occupe entièrement du volet génétique et de la conformation. Il a haussé le calibre du troupeau croisé en achetant des sujets de race pure.

En parallèle, le confort des animaux est un aspect de plus en plus important au sein de l’entreprise. Son secret, pour atteindre un objectif de sept à huit lactations par vache, est de leur offrir du confort dans de larges stalles entravées, avec beaucoup de litière. Les lieux sont adéquatement ventilés et d’une propreté impeccable. Il continue d’exercer la mise au pâturage pour son troupeau. Il s’agit d’une pratique moins courante, mais qu’il estime très bénéfique pour ses vaches.

Le couple a su bien répartir les tâches. Édith s’occupe du volet administratif, des sujets de remplacement et d’une partie de l’alimentation. De son côté, Mario est aux commandes de la traite et des autres tâches de la ferme.

Le troupeau Dorisima : plus qu’un numéro!

Sa passion pour les belles vaches a commencé dès l’enfance. Il collectionnait les magazines agricoles, découpait les images de vaches et les étalait dans plusieurs pièces à l’étage pour simuler un gros troupeau.

Lorsqu’il a atteint l’âge de jouer avec des vaches de grandeur nature, il n’a pas eu peur d’investir. Avec les années, il s’est bâti un excellent troupeau grâce à un fournisseur de qualité. Plusieurs de ces acquisitions provenaient de sept générations de championnes canadiennes en lait.


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En 1996, le troupeau de Mario Bédard obtenait la meilleure production au Québec, et la troisième au pays, avec une moyenne de 12 926 kg de lait. Depuis le classement de sa première excellente en 1997, il a conduit 43 vaches à la barre des 90 points et plus. Aujourd’hui, le troupeau compte 18 excellentes, 35 très bonnes et 12 bonnes plus.

Ce passionné obtient, depuis sept années consécutives, une place parmi les 10 premières entreprises au Canada, pour sa catégorie, au programme des Maîtres-Éleveurs, titre décerné par Holstein Canada. Son objectif est d’atteindre 25 excellentes.

En relation avec La Coop depuis plus de 20 ans!

« Je ne veux pas un “yes manˮ. J’ai besoin qu’on me challenge », a précisé Mario Bédard. L’expert-conseil Normand Roy et le propriétaire Mario Bédard entretiennent manifestement plus qu’une relation d’affaires. L’entrepreneur souligne la capacité de son représentant à bien maîtriser son plan d’affaires, à partager sa passion pour le troupeau, à vulgariser et à appliquer ses connaissances techniques et économiques, ainsi que la qualité et la pertinence des produits La Coop proposés pour l’alimentation, les engrais et les semences. « J’ai une grande difficulté à faire confiance, a souligné le producteur. Il faut donc que ça clique. » 

1 Commentaires

  1. Félicitation à vous deux, Ca prouve qu'avec le temps et le travail on peu réussir et avoir de bon résultat Salut Marc et Shirley