Christian Dionne : nécessité d’être rentable

par La rédaction

Photo : Alexandre Couture, directeur du secteur végétal à La Coop Covilac en companie de Christian Dionne.

Collaboration spéciale

Passionné de la terre et de la biodiversité, Christian Dionne innove constamment. Sixième génération d’une longue lignée de producteurs, c’est en 2003 qu’il a acheté les bâtiments de ferme, le centre de séchage et les 123 ha (304 acres) de terre qui appartenaient à son père.

La ferme ancestrale, désormais consacrée à la culture du maïs, du soya et de céréales, a aujourd’hui une superficie de 190 ha. Pour cet homme d’affaires, qui a à cœur de nourrir la population, l’entreprise doit aussi être rentable.

« On n’a pas le choix de performer, explique-t-il. Le principal défi, c’est de contrôler les dépenses tout en maintenant un bon niveau de rendement. »

Selon Christian Dionne, avoir un bon plan de commercialisation pour la vente des grains et connaître le coût de production par tonne sont deux éléments clés pour une saine gestion de l’entreprise.

Afin de parfaire ses connaissances en gestion et d’être au fait des nouvelles techniques, Christian profite de chaque hiver pour faire de la formation continue.


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C’est d’ailleurs en participant à une formation gratuite de Financement agricole Canada (FAC) qu’il a découvert la règle du 5 %. Ce calcul consiste à diminuer les coûts de production de 5 %, vendre les récoltes 5 % plus cher, et augmenter le rendement de 5 %.

Utiliser cette formule annuellement permet d’améliorer le profit de façon substantielle, sans agrandir l’exploitation. « Avec les conditions météo qu’on a eues, je suis content d’avoir fait l’exercice budgétaire de réduire mes dépenses de 5 % avant que la saison commence, soutient-il. Mais j’avoue que ce n’est pas facile. À un moment donné, on se demande vraiment où on peut encore couper! »

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