Chez les Faucher, c’est Roboléo

par Patrick Dupuis

Photo : Sylvie, Camil et et leur fils Karl gèrent un troupeau de 90 vaches produisant 125 kg de quota.

4 fermes, 4 modèles de traite. Carrousel, robots ou employés? Des entreprises nous font part de leur choix de mode de traite.

[Dernier de quatre]

FERME FAUCHER

Camil et Sylvie Faucher et leur fils Karl ont adopté la technologie Roboléo pour gagner plus de souplesse dans leur horaire et passer plus de temps à gérer leur entreprise. Les deux robots de traite circulent dans les allées et travaillent sans se lasser, sous le regard satisfait des éleveurs.

« Il y a six ans, on tirait environ 70 vaches deux fois par jour pour faire un quota de 80 kg, dit Karl. On voulait moderniser notre ferme pour produire plus, mais il aurait fallu investir beaucoup dans les bâtiments. On a choisi d’installer deux appareils Roboléo. »

Tout bien calculé, ce choix leur a permis de traire plus de vaches et de réaliser des gains d’efficacité et de productivité, notamment en programmant les robots pour qu’ils effectuent trois traites par jour. Chaque appareil a une capacité quotidienne de 140 traites.


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À l’époque, bien peu d’entreprises avaient opté pour la technologie Roboléo, alors toute récente. Il faut dire que les Faucher, établis depuis quatre générations à Saint-Éphrem de Beauce, sont plutôt avant-gardistes. Ils utilisent un système automatisé de distribution d’aliments depuis déjà de très nombreuses années.

Et la litière des vaches est produite à l’aide d’un séparateur de fumier, qui en extrait la portion liquide – expédiée à la fosse – pour n’en conserver que le contenu fibreux. La chaleur qui s’en dégage lors de son entreposage élimine toutes les bactéries pathogènes. « C’est une litière bon marché et très efficace », assure Karl.

Mais ce n’est pas tout. Après mûres réflexions, les trois propriétaires ont récemment décidé, assez originalement, d’introduire dans leur étable un autre système de traite robotisée. L’appareil Lely A-2, acheté d’occasion, a été installé dans une section de l’étable construite il y a peu de temps et pouvant accueillir 28 vaches en stabulation libre.


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Le troupeau de 90 vaches produit maintenant 125 kg de quota.

Le robot Lely sert essentiellement à la traite des vaches primipares. « De plus, lorsqu’une vache en stabulation libre a mal aux pattes, je peux la replacer en stabulation attachée le temps qu’elle se rétablisse », dit Karl.

« Pour le moment, le robot n’est utilisé qu’à la moitié de sa capacité, indique le producteur de 30 ans. Ce qui laisse place à d’autres projets d’agrandissement. »

L’objectif de l’entreprise est en effet de traire 115 vaches, afin de produire un quota de 160 kg et d’atteindre le maximum de sa capacité de production. Mais pour cela, les Faucher devront construire une nouvelle fosse à fumier et se doter d’un réservoir à lait plus volumineux – ce qui n’est pas pour leur déplaire, bien au contraire!


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Vous pouvez lire le dossier complet dans l'édition de septembre 2017 du magazine Coopérateur.

Portrait de Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

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