Porc : gérer à la Paul Kalmbach

par Patrick Dupuis

Comment gère-t-on avec succès une très grande entreprise porcine?

Paul Kalmbach, à la tête de Kalmbach Swine Management, le plus important troupeau de l’Ohio, en trace les grandes lignes.

Fondée en 1985, l’entreprise de Upper Sandusky a commencé ses activités avec une maternité engraissement de 600 truies. Trois décennies plus tard, elle assure la gestion de 22 000 truies réparties dans neuf coopératives locales d’approvisionnement, qui rassemblent, au total, une cinquantaine de membres producteurs de porcs. Ensemble, ils exploitent plus d’une centaine de pouponnières et engraissements.

Ajoutons à ce topo plusieurs meuneries (Kalmbach Feeds), fabriquant annuellement 500 000 tonnes de moulées destinées à une grande variété d’animaux d’élevage et de compagnie.

Pour faire fonctionner cette vaste entreprise, Paul s’appuie sur 360 coéquipiers. Mais malgré son ampleur, elle demeure familiale. La troisième génération prend déjà la relève. « J’aide chacun de mes coéquipiers à donner le meilleur de lui-même, dit-il. Nous mettons également tout en œuvre pour que nos clients performent le plus possible. »

« Dans chacune des unités de production, gérant et coéquipiers sont payés en fonction du nombre de porcs vendus, explique Paul. Tous mettent l’accent sur les résultats. »

« Outre les coopératives, notre principal client, c’est l’abattoir, indique Paul. S’il nous demande de produire un type de porc particulier, nous le ferons sans hésiter. L’abattoir est un client et un partenaire, tout comme les coopératives avec lesquelles nous réalisons des projets d’expansion ou de modernisation d’infrastructures. Nous formons une véritable chaîne de valeur. »

Bien des entreprises porcines des États-Unis ont mis la clé sous la porte entre 2009 et 2011. Kalmbach Swine Management a résisté à cette sinistre vague grâce à trois éléments : 1) L’entreprise n’a aucune dette. 2) Une entente de commercialisation avec l’abattoir l’assure de toucher un juste prix pour les porcs qu’elle produit. 3) elle met en pratique les concepts de l’étalonnage (benchmarking) pour comparer ses résultats financiers et techniques avec ceux d’autres entreprises.

Pour plus de détails, voir l’article dans l’édition de septembre 2014

Portrait de Patrick Dupuis

QUI EST PATRICK DUPUIS
Patrick est rédacteur en chef adjoint au magazine Coopérateur. Agronome diplômé de l’Université McGill, il possède également une formation en publicité et en développement durable. Il travaille au Coopérateur depuis plus de vingt ans.

patrick.dupuis@lacoop.coop

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