AGA filière porcine coopérative

par Étienne Gosselin

Si les défis des premières années ont été surmontés avec brio par la Filière porcine coopérative, il reste encore beaucoup à accomplir.

C’est le message qui se dégageait de l’assemblée générale annuelle tenue le 27 mars dernier, à Saint-Agapit.

Même si les conditions n’ont pas été optimales cette année (embargo des exportations canadiennes vers la Russie depuis août 2014, vigilance quant à la diarrhée épidémique porcine, mesures de mitigation pour les producteurs face à la grève récente des employés de l’abattoir d’Olymel de Vallée-Jonction), le président de La Coop fédérée, Denis Richard, était fier d’annoncer le versement d’une ristourne de 2 millions $, la troisième en quatre ans, à raison de 2 $ par porc produit et de 50 ¢ par dose de semence utilisée. « Nous avons insisté pour avoir une filière robuste, rappelle le président. Nous sommes sur la bonne voie pour que l’ensemble de la Filière retrouve la rentabilité. »

Sur le plan des exportations, la signature cette année par le Canada d’un traité de libre-échange avec la Corée du Sud – « trois ans après celui entre la Corée et les États-Unis », spécifie François Guité, vice-président aux ventes de viandes fraîches d’Olymel – devrait permettre de mieux percer ce marché asiatique. L’entreprise tire le tiers de ses revenus de la volaille, les deux autres tiers du porc. De ceux-ci, les deux tiers proviennent de ventes de viande fraîche.

De son côté, Réjean Vermette, président de la Filière et producteur de porcs, souhaite que les acteurs de la Filière se rapprochent davantage et que la fluidité des échanges entre La Coop fédérée et Olymel soit améliorée, pour une meilleure contribution de chaque maillon. Il souligne aussi que l’offre aux producteurs indépendants devra être renouvelée dans les prochains mois.

Chiffrer les économies

Le directeur général de la Filière, Robert Brunet, s’est attelé à mettre des chiffres sur l’augmentation de la rentabilité du travail en filière. Alors que l’objectif énoncé lors du démarrage de la Filière, en 2011, était une économie de 15 $ par porc produit, Robert Brunet calcule de manière prudente à plus de 17 $ par porc les gains réalisés par les partenaires de la Filière (3 $ par une baisse des coûts de production des aliments, 7 $ par une hausse des performances techniques, 5 $ par un poids de carcasse plus lourd de huit kilos, 2 $ par la réponse aux exigences particulières des acheteurs, comme un persillage supérieur, un gras plus ferme ou la non-utilisation de ractopamine). « Malgré tout, il nous faut poursuivre l’amélioration continue, estime Robert Brunet. Nous sommes condamnés à revoir nos façons de faire. »

Le gestionnaire était aussi heureux de souligner que, alors que le nombre de porcs produits au Québec a chuté d’approximativement 10 % depuis quatre ans, le nombre de porcs La Coop s’est maintenu à plus d’un million, malgré une diminution du nombre de producteurs membres de la Filière (de 233 à 192).

Vous pouvez lire l'article complet dans la version imprimée du Coopérateur édition d'avril 2015.

Portrait de Étienne Gosselin

QUI EST ÉTIENNE GOSSELIN
Étienne collabore au Coopérateur depuis 2007. Agronome et détenteur d’une maîtrise en économie rurale, il œuvre comme pigiste dans la presse écrite et électronique. Il habite Stanbridge East, dans les Cantons-de-l’Est.

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